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Faire des détours pour penser droit

Temps de lecture : 4 minutes

Par Jean-Pierre Cottet, journaliste, producteur. Auparavant : directeur de l’antenne et des programmes de France 3, directeur général chargé de l’antenne de France 2, directeur général de la Cinquième puis de France 5.


La vie est complexe et nos cerveaux sont étroits. Le temps, l’espace, les mécanismes de civilisation, les phénomènes sociologiques de masse sont difficiles à penser. Face à ces profondeurs abyssales et obscures, la plupart des gens ne voient pas plus loin que le bout de leurs chaussures et ont des mémoires de poissons rouges, j’en fais partie.

Cependant au terme d’une vie professionnelle agitée et en permanence secouée par un besoin maladif de comprendre, j’ai acquis un savoir-faire dans les médias et devant l’obscurantisme de certains propos, il m’arrive souvent de m’indigner en silence. Oui, en silence, car je ne ferai jamais assez de bruit pour être entendu. Je suis horripilé par les sentences verticales, les jugements à l’emporte-pièce, les avis rédhibitoires.

La nouvelle génération politique court un danger : celui des certitudes et de l’arrogance, car il ne suffit pas d’être jeune pour être moderne et inventif, je pense même que la créativité vient avec le temps et la culture, mais je m’égare, je veux en venir à mon irritation du jour. Elle monte comme des brûlures d’estomac du plus profond de mon ventre et il faut donc que je l’évacue.

Je vais parler de télévision, c’est mon sujet. Je vois arriver la mise à mort du service public, celui qui d’après Macron est la « Honte de la France ». Je passe le rappel des journalistes morts dans l’exercice de leur métier pour informer par la voix du service public ou les milliers de techniciens, d’auteurs, d’artistes qui en vivent et qui donnent le meilleur. Il arrive à tout le monde de dire des bêtises, le président des Français a lâché une bourde. Ce ne serait pas grave, si au-delà de l’excès de langage ça ne révélait pas un profond mépris pour cette institution qu’est la télévision publique. La rumeur veut que globalement la télévision soit morte, Internet est là et le média télévisuel serait devenu une vieille lune électronique qui est de moins en moins regardée et donc de moins en moins utile. D’ailleurs disent ses pourfendeurs : « les jeunes ne la regardent plus, c’est un média de vieux qui bientôt accompagnera les mourants dans les hospices ». Pourquoi donc dépenser 2,8 milliards d’euros alors que les hôpitaux sont sous-équipés, que la police manque de munitions et que l’éducation nationale est exsangue ? Les pitreries de Nagui ne justifient pas un tel investissement ! Ce sont des propos de comptoir, mais ils ont quitté les bistrots pour courir les ministères, convaincus par ces banalités superficielles, l’État prépare la compression césarienne des chaînes publiques.

Je veux tordre le cou à deux idées particulièrement pernicieuses. La première concerne la consommation de la télévision : elle ne baisse pas et ses images font également le bonheur des réseaux numériques. La deuxième est beaucoup plus subtile et nécessite une intelligence minimale : le public de la télévision vieillit, la moyenne d’âge des téléspectateurs frôle les 60 ans. Elle n’aurait donc plus d’utilité sociale, car ce sont les jeunes qui sont l’avenir, ce sont eux qui doivent aujourd’hui être formés, informés et cultivés. Ce raisonnement simpliste ignore la complexité des mécanismes idéologiques et les phénomènes de relais. Pour que les jeunes soient nourris, il est nécessaire d’agir sur le premier cercle familial. Les « vieux » ont un rôle majeur dans une société qui perd ses repères. Informer, former, cultiver des parents et des grands-parents, c’est apporter des armes culturelles dans la famille qui demeure la principale courroie de transmission. En parlant aux « vieux » la télévision parle à ceux qui parlent aux jeunes. Une société est ainsi faite. La télévision est le griot de notre civilisation, elle remplit cette fonction de transmission orale dans un monde qui ne lit pas.

Pour illustrer mon propos, je veux donner l’exemple d’une initiative que j’ai prise sur France 5, il y a maintenant plus de 15 ans : l’état avait confié à cette chaîne, entre autres, la mission de s’adresser aux plus petits. Mes prédécesseurs avaient alors décidé de programmer des dessins animés pour contribuer à leur éveil. L’initiative est certes vertueuse, mais un peu naïve. J’ai pensé qu’il valait mieux s’adresser aux jeunes mères qui élèvent ces enfants pour leur donner toutes les informations et le savoir qui leur permet d’assumer leur tâche. En lieu et place des dessins animés, j’ai créé et programmé les Maternelles. Depuis cette date tous les jours des pédiatres, des parents, des chercheurs, des spécialistes en tout genre se relaient pour transmettre leur savoir et leurs conseils. Combien de milliers, voire de millions de mères en 15 ans en ont tiré des bénéfices.

La télévision doit donc parler à ceux qui parlent aux jeunes, sinon elle est condamnée pour les attirer à programmer des émissions racoleuses et putassières qui attireront les ados et les jeunes adultes, comme une crotte attire les mouches… Hanouna fait ça très bien et c’est vrai qu’il n’y a pas besoin de la télévision publique pour faire ce job. Je suis en colère. Les contradictions se résolvent, mais il faut être capable de faire ce que certains intellectuels appellent un détour théorique.

Messieurs et mesdames du gouvernement, faites donc un détour, vous aurez des chances de penser juste.

 

Jean-Pierre Cottet
Journaliste, producteur
auparavant :
directeur de l’antenne et des programmes de France 3
directeur général chargé de l’antenne de France 2
directeur général de la Cinquième puis de France 5

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Nîmes, Open Tourisme Lab, 10 start-up adoubées

Temps de lecture : 2 minutes

Démarrage de l’Open Tourisme Lab à Nîmes. Objectif : dix entreprises innovantes, à fort potentiel de croissance contribueront à imaginer le tourisme de demain. Doté d’un budget annuel de 600.000 euros, l’Open Tourisme Lab est soutenu par des fonds publics : Région Occitanie, Nîmes Métropole, l’Europe et quelques partenaires privés.

L’Open Tourisme Lab va prendre place sur 520m carrés au Triangle de la Gare. Et les 10 start-up, choisies après l’appel à candidatures lancé en octobre 2017, vont trouver de l’aide durant un an pour consolider la viabilité d’un projet dès sa naissance. À partir du mois d’avril commence une centaine de jours d’accompagnement, avec un programme intensif de coaching entrepreneurial. Et les nommées sont : Biodiv Go (jeux sur le patrimoine et le territoire), Cognidis (l’information aux voyageurs), Cool’n Camp (logiciels de performance relation-client), Doyoogo (comparateur de prestations touristiques), Emmène ton chien.com (hébergements et activités), French Wine Tour et Geovina  (applications oenotourisme), Kokooning (séjour à thème), Twino (activités nautiques), Ubïk (mobilier urbain autonome).

Avoir été choisi stimule, offre assurance nouvelle et énergie positive. En rajoutant du Co working, l’esprit de la réussite risque vite d’habiter le Triangle de la Gare. Même si la relation entre  l’accélérateur et les start-up touristiques semble être de l’ordre parent-enfant, elle risque surtout de déboucher sur une relation gagnant-gagnant pour la Région.

Logo_OTL_Quadri_bigLa deuxième promotion de l’Open tourisme lab sera lancée en novembre prochain, avec une sélection prévue premier trimestre 2019. Nîmes et les start-up : un début de belles histoires à suivre avec des entreprises qui viennent d’être lancées par leurs créateurs. Des créateurs dynamiques et optimistes qui trouvent là, une oasis, dans une aventure menée souvent, sans actifs corporels importants, avec un environnement technologique instable et un niveau de risque spécifique élevé. Le tout les obligeant généralement à se financer avec des capitaux propres.

Expérimentation et anticipation pour répondre aux problématiques du secteur, bonne route, à ce premier accélérateur de start-up en tourisme.

Open Tourisme Lab :
69 rue Georges Besse, 30 000 Nîmes.
contact@opentourismelab.com
Tel : +33 616 46 32 05

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Au Rockstore, Gauvain Sers

Temps de lecture : < 1 minute

20h30 Montpellier, le 9 mars au Rockstore, Gauvain Sers sera sur scène. Il sera aussi le 30 mars à Perpignan.

Guitare en bandoulière, Gauvain Sers est un auteur dont la sincérité touchante saisit immédiatement l’auditoire. Souchon, Renaud, et Dylan, l’ont nourri enfant et ado, puis adulte et artiste. Aujourd’hui à 26 ans cet auteur-compositeur-interprète rempli d’humanité et de fraternité balance ses chansons entre révolte et humour.

Avec « Pourvu », titre dans son premier album, on peut retrouver facilement et comme une évidence l’univers des belles chansons populaires.

Agressé en janvier 2018 sur le plateau d’ONPC par Christine Angot, l’artiste ne se laisse pas désarçonner, il parcourt la France et sera à Montpellier au Rockstore le 9 mars à 20h30.

Rockstore : 20 Rue de Verdun, 34000 Montpellier

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Indochine à L’Arena

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L’Aventurier, c’est le hit de l’été en 1983. Indochine s’installe avec cet album de six titres qui se vend alors à 250 000 exemplaires. Le jeune public « new wave » adopte rapidement le groupe. Indochine est fait pour durer. Pour preuve seulement cinq après leur formation, l’enregistrement du concert filmé donné au Zénith de Paris en 1986 est un succès impressionnant. 350 000 spectateurs le confirment.

En février 2011, à l’occasion des Victoires de la Musique, une Victoire d’Honneur est remise au groupe. Septembre 2017 – 13, l’album et le nouveau single La Vie est Belle, confirment que le parcours d’Indochine est beau tant sur sa longévité que sa création artistique. La nouvelle tournée, le 13 Tour, pour 2018 est lancée depuis février. Ils seront le vendredi 2 mars à Montpellier et le 9 à Toulouse.

La billetterie pour le 13 Tour a ouvert en juin 2017 et 100.000 billets se sont vendus en une seule journée. L’interface digitick, dite n°1 du ticket en ligne, annonce complet sur son réseau, pour le concert à l’Arena.,

Indochine – La vie est belle (Clip officiel)

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Vague de froid, Montpellier ouvre le gymnase Emmanuel Gambardella

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Vague de froid, Montpellier ouvre le gymnase Emmanuel Gambardella pour accueillir les sans-abri. Une demande de Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole, auprès du centre communal d’action social.

Lits et alimentations pour se réchauffer sont disponibles. Une présence de la police municipale et des bénévoles de la Croix-Rouge permettront de prendre en charge dans les meilleures conditions, les sans-abri qui viendront chercher sécurité et réconfort au 4 de la rue Bourrely, à Montpellier.

Pour rappel :

115: le numéro d’urgence pour les sans-abri en difficulté. En tant que particuliers il est possible d’utiliser le 115 pour signaler toute personne qui semble en détresse sociale.

Mémo d’action:

Avant de composer le 115 pour signaler une personne, les recommandations sont les suivantes : entrer en contact avec la personne afin de savoir si elle va bien, et vérifier si elle souhaite que vous appeliez le 115. Mais en dépit du refus de la personne, vous pouvez toutefois estimer que les circonstances justifient un appel. Attention si : il est question d’une urgence sanitaire, il faut contacter les pompiers (18) ou les urgences médicales (15).

 

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[Communiqué de presse] Lettre ouverte à Monsieur le Premier ministre : Pour la défense de nos agriculteurs

Temps de lecture : 3 minutes

Monsieur le Premier Ministre,

La Commission européenne accélère les négociations en vue d’un accord de libre-échange
entre l’Union européenne et la communauté économique du Marché Commun du Sud, plus
connue sous l’acronyme MERCOSUR, qui regroupe plusieurs Etats d’Amérique du Sud. Cette
initiative s’inscrit dans une stratégie commerciale européenne basée sur une libéralisation
débridée des marchés à l’origine d’importantes déconvenues économiques et sociales pour
l’agriculture française.

Les projections réalisées par les professionnels de la filière bovine s’avèrent désastreuses
pour l’élevage français. En effet, selon le président de la Fédération bovine, le MERCOSUR et le CETA cumulés provoqueraient la suppression de 50 000 emplois sur la filière et de 30 000
éleveurs ainsi qu’une chute, sur le plan national, de 30 à 60 % du résultat courant des
exploitations spécialisées. Au vu de l’importance primordiale de l’agriculture en Occitanie,
seconde région agricole de France, nous tenons à exprimer nos vives inquiétudes. En effet, la
filière viande bovine occitane représente 12% du cheptel national et plus de 8 200 exploitations essentiellement concentrées dans des départements en zone de revitalisation rurale comme la Lozère et l’Aveyron où l’agriculture joue un rôle économique essentiel. De même, l’élevage ovin d’Occitanie, premier cheptel du pays, pâtirait de ces accords commerciaux, au risque de déstabiliser un peu plus une filière ayant déjà subi une baisse de 22% de sa production sur les dix dernières années.

Nos filières de qualité, telle que la Race Aubrac, vitrine de notre Région à l’actuel Salon
international de l’Agriculture, seront victimes de la concurrence déloyale de viandes étrangères produites avec des normes sanitaires et environnementales bien moins contraignantes que celles appliquées dans l’Union européenne. Ainsi, jusqu’à 100 000 tonnes de viande sud-américaine à prix très attractif pourraient être déversées sur le marché européen.

Dans le cadre du CETA, il en est de même pour certaines pièces de boucherie comme
l’aloyau dont le contingent canadien pourrait représenter 17 % de la production européenne,
alors que les producteurs nord-américains le vendent en moyenne 40% moins cher.

Au regard de la crise conjoncturelle et structurelle touchant le monde agricole, il est
urgent de redonner à l’élevage français les moyens de valoriser sa production. C’est pourquoi, le Gouvernement doit réviser sa position et doit s’opposer aux accords avec le MERCOSUR.

Les déclarations du Chef de l’Etat, lors de ses vœux au monde agricole le 25 janvier
dernier, laisse clairement entendre la volonté de la France d’accélérer dans la mise en place de
cet accord commercial dangereux.

Alors que vous prétendez attacher une attention toute particulière à la ruralité, pourquoi
n’imposez-vous pas une exception agricole incontournable à tout accord commercial ? Il en va de la protection des sociétés rurales, des filières d’élevage et de la biodiversité.

Alors que vous avez élevé la sécurité alimentaire en cause nationale lors des Etats
généraux de l’alimentation et que Monsieur le Président s’est engagé à ne pas fléchir sur les
normes sanitaires, vous savez pertinemment que de tels engagements sont impossibles à tenir avec les méthodes de productions des viandes sud-américaines, utilisant des procédés qui risquent d’être préjudiciables à la santé des Français.

Monsieur le Premier Ministre, engagez-vous à surseoir les implications de la France au
sujet du MERCOSUR tant que les intérêts de l’agriculture française ne seront pas assurés. À
défaut, sous les effets combinés de ce traité et du CETA, les campagnes de notre région Occitanie se transformeront en champ de ruine et tout un mode de vie enraciné, indispensable à l’équilibre territorial de notre Nation et concourant à la souveraineté alimentaire de la France, disparaitra.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de ma très haute
considération.

France JAMET
Député français au Parlement européen
Conseiller régional d’Occitanie

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Les quatre mousquetaires de la Comédie

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Ils sont quatre comme les mousquetaires : Ikani, Valentin, Florian et Ibrahima. Ils ont la pêche. Ils sont souvent sur la place de la Comédie. C’est le petit show de rue, au pied de la Fontaine des Trois Grâces qu’il ne faut pas manquer, tant l’énergie et la bonne humeur qui les animent sont communicatives.

Réveiller des envies de bouger et de danser

Playlist musique, pour chauffer les artistes et faire danser les spectateurs, c’est le début du spectacle. Ikani possède le charisme et le talent d’un comédien de stand-up. Il a l’art d’interpeller et de faire participer son auditoire et aussi de réveiller chez chacun et chacune des envies de bouger et de danser. Agréable et facile de se laisser prendre au jeu, car Florian, Ibrahima et Valentin sont là pour vous guider. Des plus volontaires aux moins inspirés la chorégraphie du mimétisme aidant, l’instant devient un moment rare. Une étincelle de pur bonheur, visible dans les yeux des participants comme dans ceux des amis et des familles restés sur le bord la scène.

Ensuite, les mousquetaires se lancent dans un dancing, moving et happening étonnant. Physique et rythmée, leur prestation laisse un public admiratif. La note d’humour toujours bien posée par Ikani, donne à l’ensemble une légèreté qui vous gagne après les avoir croisés. Bref, place de la Comédie à Montpellier, les VIS comme ils se nomment, méritent que vous preniez un temps de pose…

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La mobilisation étudiante continue à l’université Paul Valéry

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La mobilisation continue

Suite à une assemblée générale qui s’est tenue jeudi 15 février, en présence de plus 800 étudiants selon les syndicats étudiants, l’université Paul Valéry est encore bloquée ce matin. « L’Assemblée générale étudiante et interprofessionnelle de Montpellier se prononce pour : Le retrait non négociable du projet de loi Vidal, le projet de réforme du baccalauréat, ainsi que la réforme de la fonction publique. »

LIRE aussi, Mobilisations étudiantes et venue de la ministre de l’Enseignement supérieur

Suite à un communiqué de la Présidence de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, les cours sont suspendus ce matin.

L’Université a annoncé ce matin, que les cours seront banalisés de 14h à 16h en amphi C pour un débat sur la réforme d’accès en 1er année de licence et sur le .

LIRE aussi, Loi Vidal : remède à l’échec ou tri sélectif ?

LIRE aussi, Charlyne Péculier des Jeunes Avec Macron « La réforme est passée, il n’y aura pas de recul, c’est sûr ».

Le blocage devrait durer jusqu’à la fin de la semaine. Une nouvelle journée de mobilisation devrait avoir lieu le mardi 6 mars prochain.

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Paul Valéry est-il, encore, à la fois pertinent et impertinent ?

Temps de lecture : 3 minutes

Pertinent dans la lucidité des ses observations, pertinent dans le format court de son essai intitulé : « Le bilan de l’intelligence ». Impertinent avec son sens critique de la société en 1935. Ce qui étonne le lecteur curieux qui plonge dans la lecture de cette figure emblématique de la ville de Sète, c’est l’incroyable actualité de son propos parfaitement synchrone en 2018.

Jugez-en par vous-même en lisant ces extraits puis le livret en entier si affinités :

Il y a un peu plus de deux ans, à cette même place, j’ai eu l’honneur de vous entretenir de ce que j’appelais la Politique de l’Esprit. Il vous souvient peut-être que, sous ce titre (qui n’est pas particulièrement précis), je m’inquiétais de l’état actuel des choses de ce monde et j’interrogeais les faits dont nous sommes les témoins et les agents, en me préoccupant, non tant de leur caractère politique ou économique que de l’état dans lequel ils mettent les choses de l’esprit.

J’ai insisté (peut-être trop longuement) sur cet état critique, et je vous disais en substance qu’un désordre dont on ne peut imaginer le terme s’observe à présent dans tous les domaines. Nous le trouvons autour de nous comme en nous-mêmes, dans nos journées, dans notre allure, dans les journaux, dans nos plaisirs, et jusque dans notre savoir.

L’interruption, l’incohérence, la surprise sont des conditions ordinaires de notre vie. Elles sont même devenues de véritables besoins chez beaucoup d’individus dont l’esprit ne se nourrit plus, en quelque sorte, que de variations brusques et d’excitations toujours renouvelées.

Les mots « sensationnel », « impressionnant », qu’on emploie couramment aujourd’hui, sont de ces mots qui peignent une époque. Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l’ennui. Notre nature a horreur du vide — ce vide sur lequel les esprits de jadis savaient peindre les images de leurs idéaux, leurs Idées, au sens de Platon. Cet état que j’appelais « chaotique » est l’effet composé des œuvres et du travail accumulé des hommes. Il amorce sans doute un certain avenir, mais un avenir qu’il nous est absolument impossible d’imaginer; et c’est là, entre les autres nouveautés, l’une des plus grandes. Nous ne pouvons plus déduire de ce que nous savons quelques figures du futur auxquelles nous puissions attacher la moindre créance.

Nous avons, en effet, en quelques dizaines d’années, bouleversé et créé tant de choses aux dépens du passé en le réfutant, en le désorganisant, en réorganisant les idées, les méthodes, les institutions qu’il nous avait léguées, que le présent nous apparaît un état sans précédent et sans exemple. Nous ne regardons plus le passé comme un fils regarde son père, duquel il peut apprendre quelque chose, mais comme un homme fait regarde un enfant. […]

Quant aux livres, on n’en a jamais tant publié. On n’a jamais tant lu, ou plutôt tant parcouru ! Que peut-il résulter de cette grande débauche? Les mêmes effets que je vous décrivais tout à l’heure ; mais, cette fois, c’est notre sensibilité verbale qui s’est brutalisée, émoussée, dégradée… Le langage s’use en nous.

L’épithète est dépréciée. L’inflation de la publicité a fait tomber à rien la puissance des adjectifs les plus forts. La louange et même l’injure sont dans la détresse ; on doit se fatiguer à chercher de quoi glorifier ou insulter les gens !

D’ailleurs, la quantité des publications, leur fréquence diurne, le flux des choses qui s’impriment ou se diffusent, emportent du matin au soir les jugements et les impressions, les mélangent et les malaxent, et font de nos cervelles une substance véritablement grise, où rien ne dure, rien ne domine, et nous éprouvons l’étrange impression de la monotonie de la nouveauté, et de l’ennui des merveilles et des extrêmes. […]

Par exemple, nous n’imaginons guère encore que le travail mental puisse être collectif. L’individu semble essentiel à l’accroissement de la science la plus élevée et à la production des arts.

Le bilan de l’intelligence de Paul Valéry publié aux Éditions Allia prix 3€10, en vente au musée Paul Valéry à Sète.

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Le Feu et la Fureur de Michael Wolff

Temps de lecture : 6 minutes

Le livre sensation, de ce début d’année, « Fire and Fury » traduit en français « Le Feu et la Fureur », du journaliste Michael Wolff, sorti aux États-Unis le 5 janvier a bénéficié d’une traduction express pour sortir en France le 22 février. Le lancement de ce livre a donné lieu à une polémique très importante aux États-Unis, Donald Trump lui-même exprimant, dans des tweets dont il a le secret, son souhait de le voir interdire.

Dans un pays où la liberté d’expression absolue des journalistes est une liberté fondamentale préservée par le Premier Amendement de la Constitution, l’importante émotion suscitée par ces commentaires inconsidérés a contribué à faire de « Fire and Fury » un succès de librairie remarquable.

Trump, un « enfant » égocentrique et cruel

La violence et l’imbécilité de la réaction de Donald Trump sont d’ailleurs représentatives du portrait que Michael Wolff dessine, en creux, du personnage. Il apparaît page après page, comme un enfant égocentrique, cruel et dépourvu de toute autre culture que celle transmise par les médias télévisuels de masse américains, et qui s’est vu projeter dans le corps d’un adulte aux commandes de l’exécutif de la première puissance mondiale. Pourtant, le livre n’est pas consacré à une étude de la personnalité de Donald Trump, mais plutôt à un travail placé à la confluence de l’analyse politique poussée et d’une compilation de 300 pages de ragots dignes de la rubrique la « Mare aux canards » du Canard Enchaîné. Il décrit par le menu le fonctionnement, ou plutôt, les dysfonctionnements de la Maison-Blanche durant les premiers mois de la présidence Trump.

Wolff, qui affirme avoir passé 7 mois dans la Maison-Blanche, y distingue trois camps.

 

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Reince Priebus

L’un, autour du Chief of Staff (rôle correspondant au Secrétaire Général de l’Élysée associé à un statut de Directeur pour une large part de la fonction publique fédérale) Reince Priebus, représente la machine politique républicaine traditionnelle. Priebus tentera, avec succès, de rapprocher Trump des parlementaires républicains, mais il perdra l’essentiel son influence après la tentative désastreuse de supprimer l’Obamacare. La suite du parcours de Priebus à la Maison-Blanche est une longue histoire de brimades et de paris sur la date de son départ, qui interviendra finalement le 28 juillet 2017 suite à un imbroglio particulièrement ridicule impliquant un certain Scaramucci (ça ne s’invente pas) pour obtenir la place de Directeur de la Communication de la Maison-Blanche. Ce dernier la perdra, au bout du temps record de 10 jours, après avoir commis une interview ou il injuriera avec violence tous les autres acteurs de la Maison-Blanche.

Trump gère la Maison-Blanche comme ses affaires :
la famille avant tout

 

Ivanka Trump and Jared Kushner
Ivanka Trump et Jared Kushner

Le second camp est celui de la famille du président. Dirigé par sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner, il tient son influence de la propension de Trump à gérer la Maison-Blanche comme il gérait ses affaires : la famille avant tout. Wolff se montre sévère dans sa critique du manque d’expérience politique d’Ivanka et de Jared. En particulier, ce manque d’expérience les conduit à des erreurs politiques considérables dans la gestion de l’affaire de l’ingérence russe dans la campagne présidentielle. Ils seraient à l’origine de la décision de « virer » le directeur du FBI, espérant ainsi naïvement calmer l’enquête, mais ne parvenant qu’à précipiter la désignation d’un Procureur spécial, bien plus dangereux pour Trump vu les pouvoirs étendus dont celui-ci dispose. Au-delà du tableau des erreurs politiques de la First Family, il faut noter que Wolff définit leur clan comme étant celui des « Goldman Sachs democrats », c’est à dire d’une droite libérale proche de celle qui est aujourd’hui au pouvoir en France et qui jouit, contrairement aux apparences, d’une réelle influence dans la Maison-Blanche de Trump.

Steve Bannon, un mégalomane misanthrope

 

Steve Bannon
Steve Bannon

Le troisième camp, dont l’élimination politique au tournant de l’automne 2017 marque la fin du livre, est représenté et dirigé par Steve Bannon. L’homme de médias a pris un ascendant certain sur Trump sur la fin de la campagne électorale présidentielle, en se montrant le seul à miser réellement sur la victoire de Trump, alors que tout le monde, Trump compris, se préparait à empocher les bénéfices professionnels et économiques d’une défaite politique qui paraissait certaine. Bannon, jusqu’à la parution de « Fire and Fury » début janvier, était la voix la plus connue et le principal dirigeant de Breitbart News, un média d’extrême droite qu’on pourrait situer quelque part entre Causeur et Fdesouche en France. Homme politique « national populiste », dont les idées résonnent avec celles d’une Marine Le Pen ou d’un Florian Philippot en France, mais en plus radical encore. Il est présenté comme l’une des personnes les plus sincèrement engagées dans la réussite de la Présidence Donald Trump et comme un homme doté d’une certaine intégrité. En revanche, il est également dépeint comme un mégalomane misanthrope à la limite du nihilisme, méchant et colérique et dont l’arrogance finira par causer sa perte. Michael Wolff a d’ailleurs pris le soin de lui consacrer son épilogue, en détaillant ses ambitions démesurées, allant jusqu’à essuyer le rêve de représenter un courant fascisant ayant pris le contrôle du parti républicain aux élections présidentielles de 2020.

Wolff fait le détail des commentaires injurieux et méprisants qu’il adresse à tous les autres acteurs du drame (ou de la farce, dur à dire) qu’est la présidence Trump. Ceci, associé à son échec à faire élire son candidat au Sénat dans l’un des Etats les plus à droite des USA, l’Alabama, donnera le prétexte à ses soutiens pour le lâcher politiquement et financièrement. On pourra remercier Michael Wolff pour son rôle dans cette chute d’un fasciste en devenir.

Les rednecks continueront à soutenir Trump, même si  : « il tuait quelqu’un de sang-froid sur la 5e avenue à New York »

Quant à Donald Trump lui-même, on pourra lire un peu partout des commentaires mi-amusés, mi-terrifiés sur l’individu, sa superficialité, son caractère d’enfant gâté et son incompétence manifeste à jouer son rôle de président des États-Unis. Mais deux points méritent d’être mis en lumière.

Le premier : le livre pointe clairement comment Trump représente exactement ce que 15 à 20 % des adultes américains ont voulu envoyer à la Maison-Blanche. C’est-à-dire un homme totalement extérieur et étranger, aux jeux de pouvoir et d’influence qui marquent la vie politique américaine au niveau fédéral. Ce qui explique la sensation ressentie largement que les alternances successives maintiennent le même ordre à la tête des affaires du pays.

Comme Trump le sait lui-même, ces 15 à 20 % de rednecks (beaufs de la campagne), de chrétiens radicaux et millénaristes et de vrais fascistes continueront à le soutenir, même si : « il tuait quelqu’un de sang-froid sur la 5e avenue à New York », selon les mots qui lui sont attribués. Il ne faut donc pas l’enterrer trop vite ; si l’establishment démocrate parvient à imposer à nouveau des candidatures représentant ce consensus bipartisan, l’on risque de constater comme en 2016 que le rejet de ce système politique s’exprime aussi par une participation très basse et un refus de voter pour le moindre mal.

Ceci donne des responsabilités importantes à tout le mouvement progressiste qui bouillonne aux États-Unis et qui s’oppose souvent autant en pratique à Trump et à ce qu’il représente de rance et de dangereux qu’au reste de l’ordre politique en place, qui tue les noirs et les met en prison, qui maintient des millions de travailleurs dans la pauvreté, qui asphyxie la jeunesse avec des prêts étudiants démesurés et tant d’autres choses encore.

Deuxième point : peut-on réellement dire que Donald Trump est plus incompétent que ne l’était George W. Bush ? Le livre ne permet certes pas de trancher la question, mais souvenons-nous de la bêtise et de l’inculture de Bush fils et de sa complète méconnaissance des dossiers sur lesquels il s’exprimait. En revanche, celui-ci représentait à la présidence des États-Unis, un courant politique cohérent et puissant, le néoconservatisme, qui a maîtrisé durant sa présidence, tous les aspects du gouvernement fédéral américain. Ce que Michael Wolff nous indique, par contraste, c’est l’incapacité totale du camp politique conservateur à entourer le Président Trump d’une équipe capable de porter leurs positions politiques.

Finalement, « Le Feu et la Fureur » est la chronique de la faillite politique d’un establishment conservateur qui ouvre la voie, derrière Donald Trump, à une extrême droite racialiste et violente qui compte bien prendre sa part au malheur du monde, et à la crise qui agite les États-Unis depuis au moins la crise financière de 2008.

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Faites couler la source, plutôt que le béton

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Un magnifique écrin de verdure, d’un parc public voué au bétonnage impitoyable, d’une opération immobilière. Etienne David de Meynier de Salinelles, Maire de Nîmes en 1793. Parc de Meynier de Salinelles – 7000 m2 constructibles – légué au patrimoine public. Un lien qui permet de mieux comprendre l’histoire nîmoise et gardoise.

Les vieilles portes grinçantes du parc, en plein cœur de ville, sont enfin poussées par l’association des riverains et le Comité de Quartier Gambetta-Révolution, animé par son dynamique Président : Yann Roubeau, architecte de métier. Ce jour-là, comme un bol d’air frais de liberté, les esprits se ressaisissent devant ce livre ouvert de la nature. « Et l’on va voir ce que l’on va voir !« 

Depuis 2015, les riverains, portés par de bonnes volontés, travaillent d’arrache-pied sur un projet d’aménagement de cet espace. Confiants, ils vont régulièrement à la rencontre du Président du Conseil Départemental Denis Bouad et présentent, à la disposition du public, l’avancée de leurs travaux. Attentif à leurs propositions, le Président encourage ces représentants qui redoublent d’énergie. Il acquiesce volontiers sur leur manière de faire de la politique autrement, conforme à la Charte de concertation des citoyens de l’Agenda 21. Enthousiasmée par cette confiance inattendue et inespérée des autorités, cette belle équipe bénévole, créative et compétente, s’active avec passion, plan par plan, pour redonner vie et dynamique à ce parc naturel. Les idées foisonnent.

Dans l’euphorie créative du moment : Ils imaginent un espace voué à des projets de jardins partagés avec l’idée sous-jacente de développer un esprit citoyen, autour de l’écologie et de la gestion participative, une petite révolution en soi. Ils ont même envisagé de destiner une partie de ces aménagements à de l’activité pédagogique de plein air, à l’attention des scolaires de proximité.

La réflexion est poussée au point de prendre soin à la préservation de l’espace, et des écoulements naturels des eaux de pluie, liés au risque inondation. Avec l’accord moral et explicite du Conseil Départemental, les élus sont reconnus partenaires idéals, capables de financer une telle opération « d’initiative civique » au service de l’intérêt général.

Les bénévoles, persuadés que tout ira pour le mieux, sont fiers de leur projet collectif, enfin abouti. Ces créateurs y ont cru très fort , jusqu’à ce sombre, 20 décembre 2017, veille de Noël. Invités à rencontrer le Président, c’est un visage grave qu’ils découvrent dans son bureau. Oubliant le contrat moral, les liens patiemment tissés, empreints de confiance, Denis Bouad, sans autre considération, dit NON au projet. Aucune marge possible de concertation : c’est sa décision ! Froidement, mais sur la défensive, il parle d’audit, du parc au cœur de la ville comme d’un banal bien immobilier constructible voué au béton d’une opération immobilière de prestige.

C’est une marchandise comme une autre d’un tout petit 0,7 ha noyé dans les 4200 ha d’espace naturel du département. Une aubaine pour rentrer de l’argent, un argent que l’État ne veut plus donner. Tant pis si les citoyens en sont pour leurs frais. Le Président Bouad flanqué de sa fidèle majorité, est-il donc incapable de prendre ses responsabilités et de réclamer son dû à l’État ? Au comble de l’ironie, droit dans ses bottes, il désigne la municipalité de Nîmes, coupable de ne pas exercer son droit de préemption. Que de courage ? Ce n’est pas moi, c’est l’autre.

42 voix et 4 abstentions : à vendre

La sentence en séance plénière du 20 décembre 2017 : tous solidaires à l’image d’une garde rapprochée, les élus votèrent la vente du parc à une forte majorité de 42 voix et 4 timides abstentions. Pour ces derniers, à la méthode Coué, ils se persuadent ainsi de pouvoir préserver leur avenir politique. Pas un seul n’a eu le courage de faire barrage à cette privatisation. La sentence est tombée: « César, fils gardois de Jupiter, vient d’exercer sa démocratie royale. »

À la question : cette vente est-elle irréversible ? – « Si je recule au 1er bien, je ne vends rien » déclame-t-il. Comprenez, bon seigneur, qu’aux yeux de vos interlocuteurs, vous devriez fonctionner par délégation, en bon gestionnaire. Sachez que vous devriez compter sur l’immense mémoire collective de vos citoyens. Vous savez que votre élection est intimement liée à la confiance accordée par vos électeurs. Les Conseillers Départementaux PCF, alliés de toujours à cette majorité, s’en dédouanent par leur abstention. Mais les mêmes jurent dans un journal municipal nîmois tout le bien de cette initiative citoyenne pour la préservation de ce parc public si merveilleux.

Comme l’hypocrisie n’a ni bornes ni limites, voilà ces mêmes supposés alliés pris « la main dans le sac » à voter sans scrupule, le budget départemental. De fait, ils valident la recette de 2.5 à 4.5 millions d’euros de la vente du parc, au privé et voué au béton; genre de manœuvre qui se voulait discrète. Rien à quémander du côté de l’État, pourtant débiteur de la Collectivité. Pour des élus partisans du moindre effort, il est plus facile de vendre les « bijoux publics », persuadés que le bon peuple gardois, invisible, restera docile. Au bout du compte, pensent-ils, ledit peuple abdiquera.

Passé le temps du sentiment de trahison, pour toute cette énergie créatrice perdue, la belle équipe est surtout profondément déçue de ceux qu’elle croyait être des leurs. Fini l’abattement, elle relève la tête, résolument décidée à repartir au combat du droit et de la dignité, capable de défendre leur projet et protéger ainsi ce magnifique patrimoine public.

Yann Roubeau, Président du Comité de Quartier, encouragé par le soutien d’un large public et l’élan de solidarité de ses proches, conscient des enjeux, sollicite un recours gracieux auprès du Conseil Départemental. Invité à se présenter dans les meilleurs délais, la surprise est à son comble : devinez qui reçoit la délégation sur le perron ? – Le Président Bouad en personne.

Ce n’est pas moi, c’est l’autre

Dès les premières paroles de l’autorité, l’argument vient sur la table, signe d’aveu : « c’est une exigence de l’État que de réduire considérablement nos frais de fonctionnement. » Voilà la conclusion d’un Président responsable des deniers publics. Question : la vente un parc public, doit-elle servir à alimenter un budget de fonctionnement?

Puis, cumulant les maladresses, peu convaincant, il évoque alors, son deuxième cheval de bataille : « Les contraintes financières du Conseil Départemental justifient la vente du parc au profit de la construction d’un immeuble de bureaux« . Comment ses auditeurs peuvent-ils accepter un tel discours à géométrie variable, cumul d’autant de faux arguments ? Pourquoi n’évoque-t-il pas les recettes liées aux économies d’énergies et les loyers qui sont censés lui servir d’arguments ?

Sa démonstration en vrac ne tient pas, une façon dédaigneuse d’user de la patience de ses hôtes, de distraire le « petit » peuple, comme il aime si bien le considérer. Espérons qu’un jour, il n’ait pas à gérer les Arènes ou la Maison Carré.

À la sortie de la réunion, la mobilisation reste plus que jamais d’actualité. Leur objectif : « monsieur Bouad doit et peut renoncer à son projet de vente sans se déshonorer et il n’est pas trop tard pour renouer la confiance. » Sans plus attendre, leur volonté est d’organiser les prochains rendez-vous : – Assemblées Générales associatives – large information du public par les Mouvements sociaux – campagne de signatures par des pétitions et bien d’autres surprises qui vont occuper le paysage médiatique gardois. Le mot d’ordre décliné par les intéressés : « Le béton -NON-, OUI au parc public. Défendons notre projet écologique et citoyen. »

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Snowboard et ski , Prat-Peyrot : la station d’à côté

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Une station à 1 440 m d’altitude à 1h30 de Nîmes et Montpellier : Prat-Peyrot. La petite station gardoise n’a rien à envier aux grandes, tant elle offre un vrai service de proximité, à des prix très abordables.

En clair :

  • Restauration sur place : Cafétéria et chalet, pique-nique à l’intérieur.
  • 12 pistes de ski alpin : 4 Pistes vertes, 5 Pistes bleues, 3 Pistes rouges
  • 11 remontées mécaniques
  • Piste de luge et parcours de raquettes à l’Espèrou
  • Une école de ski français : avec possibilité de cours individuels ou collectifs.

Plaisir de la glisse, idéal pour faire débuter les enfants et se remettre en forme, ne boudez pas ce domaine skiable qui peut faire naître des passions et peut-être aussi de grands champions.

Prat-Peyrot

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