Étudiant (© Illustration)
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Lors des annonces de Jean Castex le 14 janvier dernier, les étudiant.e.s ont appris à leur grand désarroi l’impossibilité pour toutes  et tous de rejoindre les bancs de l’Université, et le lien social qu’ils représentent.

Malgré des signaux de détresse répétés, les mesures prises ne font ainsi que souligner la totale absence de considération  de nos pouvoirs publics vis-à-vis du péril des étudiant.e.s. Aujourd’hui, ces mêmes étudiant.e.s – bafoué.e.s par la perte du  désir d’apprendre, par la perte d’un épanouissement que seule l’entrée dans les études supérieures peut procurer, mais surtout  par la perte de qualité d’un enseignement que seule son allocution dans un amphithéâtre leur apporte – disent stop.

Depuis près d’un an, la crise de la CoVid-19 touche notre pays. Depuis près d’un an, des centaines de milliers de jeunes  sont dans une situation dramatique. A l’issue du premier confinement, déjà, 84% d’entre eux déclaraient que la crise avait  provoqué un décrochage dans leur formation d’après l’enquête FAGE effectuée par IPSOS. Plus inquiétant encore, 23%  d’entre eux avaient déclaré avoir eu des pensées suicidaires durant le confinement. Des conséquences ont-elles été tirées  de ces chiffres alarmants ? Non.

Aujourd’hui, laisser les Universités fermées ne se résume pas à priver les étudiant.e.s de cours ! C’est aussi les isoler dans une  chambre universitaire de 9 m carrés, c’est aussi les laisser seul.e.s face à leurs idées noires, et c’est aussi et simplement les priver  d’un avenir. Le mal-être des étudiant.e.s ne pourra s’arrêter tant que l’enseignement supérieur français ne leur permettra pas de  trouver l’aide, le soutien et la qualité de formation dont ils ont besoin, dont notre société a besoin pour demain.

Les étudiant.e.s ne tolèreront plus que leur santé mentale et leur qualité de vie soient sans cesse reléguées au second plan. Pour  cette raison, la FAGE exige de manière urgente :

  • un accueil de tous les étudiant.e.s en présentiel à 50% des jauges, accompagné de la réouverture de l’ensemble des  services universitaires
  • une aide financière immédiate pour ces jeunes, qui sont aujourd’hui trop nombreux à subir une situation d’extrême  pauvreté
  • un financement majeur pour les filières en difficulté dans leurs accès et dans la qualité des formations

Face au mépris dont font preuve nos dirigeant.e.s à l’égard des étudiant.e.s et de ces propositions, la FAGE appelle l’intégralité  des étudiant.e.s à ré-investir physiquement leur Université, sur l’ensemble du territoire français aux côtés de nos  associations, le 26 janvier prochain dans le strict respect des gestes barrières.

FAGE
Les asos étudiantes

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