IBM, et la scission de ses activités
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Le « géant » américain de l’informatique IBM, souhaite se concentrer sur le « cloud » comprendre, l’informatique dématérialisée. La société va supprimer 1.251 postes d’ici 2022, soit pratiquement le quart de ses effectifs en France, ont prévenu les syndicats, mercredi.

Denis Gras, responsable syndical CGT IBM France confirme ces prévisions et précise : « sur Montpellier, il y a 400 actifs. Et fin 2021, on pense que l’on va perdre 200 salariés. À la fois via le PSE, et via la scission prévue par IBM, sachant que la direction n’exclut pas les licenciements contraints.” PSE, Plan de Sauvegarde de l’Emploi, doux nom d’une réalité bien plus tranchante qui concerne le licenciement économique. Changement lexical certes, mais le PSE reste un plan social, avec des vies à briser. L’humain en terme entrepreneurial reste trop souvent une ressource comme une autre. Même si, en phase de communication les grands groupes galvanisent toujours leurs troupes, et n’hésitent pas à dire que les hommes et les femmes qui travaillent pour leurs entreprises sont leurs meilleurs atouts.

« Déloyauté de l’information »

Réalité : la direction d’IBM confirme ces chiffres et « l’on pourrait s’attendre à bien plus après cette première phase. » Pour Denis Gras : « tous les métiers sont touchés dont 1.251 en France, et 10.000 en Europe. Et puis la deuxième lame du rasoir, c’est cette scission qui arriverait au deuxième semestre et sur laquelle nous n’avons aujourd’hui, aucune information. »

Motion à l’unanimité, « l’intersyndicale s’oppose à ce PSE pour une raison fondamentale de déloyauté de l’information des représentants du personnel, car nous n’avons aucune visibilité concernant cette deuxième lame du rasoir qui devrait altérer le fonctionnement de ce qui va rester d’IBM » souligne Denis Gras, et un recours en justice est envisagé.

Réorganisation, pour fournir le meilleur des accompagnements à ses clients

Réorganisation mondiale : la scission d’IBM fera naître deux entités. En chimie une scission est une rupture moléculaire. Pour une société, c’est une sorte de continuité « dissimulée, » c’est opérer un transfert d’une partie de son patrimoine, à d’autres sociétés. La firme avait déjà annoncé début octobre la scission de ses activités de gestion d’infrastructures en une société cotée, pour se focaliser sur le « cloud ». Hébergement, gestion de services, cette nouvelle compagnie disposerait d’un carnet de commandes de 60 milliards de dollars, selon IBM. La direction a communiqué à l’AFP que ces choix en matière de personnel ont été faits pour fournir le meilleur des accompagnements à ses clients « dans l’adoption d’une plateforme de cloud hybride ouverte et de capacités d’IA. » Reste un bruissement, Nom : International Business Machines, sigle : IBM. Humour : Indian Business Machines, on la nomme ainsi dans les coulisses de l’entreprise.

L’Inde et son dumping social, une sirène qui attire de nombreux capitaines d’industrie. Narendra Modi, Premier ministre de l’Inde a démantelé “son” Code du travail pour relancer l’activité économique. Selon toute vraisemblance, un état d’exception qui ne devrait durer que trois ans. Un pays où pour l’heure, les syndicats ne sont plus reconnus pour négocier avec les employeurs. Et plusieurs États de l’Union indienne ont décidé de passer à la semaine de travail de 72 heures.

Les organisations syndicales de la filiale française d’IBM : CFE-CGC, CFDT, CFTC, CGT et UNSA, ont pris connaissance des livres faisant l’objet d’une information des élus du CSE central d’IBM France, mais précisent bien que ces livres « n’expliquent en rien un projet plus global d’IBM France » qui intégrerait la scission prévue de l’entreprise capable de bouleverser « fortement le métier et l’avenir des salariés restants. » L’opération de scission en cours qui consiste à séparer en sociétés distinctes les branches d’activité d’un groupe, laissera-t-elle sur le territoire un semblant d’activité et pour combien de temps encore ?

 

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