Hérault : SOS Oulala dénonce le projet routier du LIEN, autour de la Journée du Patrimoine Naturel

SOS Oulala devant la Métropole de Montpellier (CR AM)

Le projet routier du LIEN (Liaison Intercommunale d’évitement Nord) signifie travaux. Qui dit travaux, dit détérioration de la nature. À cette occasion, le collectif SOS Oulala propose une Journée du Patrimoine Naturel, ce samedi 19 septembre 2020 à Combaillaux, sur la D102, plaine du Mas de Gentil. 

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Au programme de cette journée en plein air, des balades naturalistes seront organisées sur le tracé du LIEN à 15h30. Départ à l’arrêt de Bus « Le Pradas – Grabels ». L’objectif ? 2h de balade pour découvrir la richesse de la biodiversité locale.

Que serait un événement sans apéro ? Une buvette sera mise à disposition à 18h pour échanger autour d’un sujet de haute importance : la lutte locale, indispensable à l’écologie.  Chacun est convié à apporter une boisson pour la partager avec autrui. Le collectif a prévu quelques mets, mais n’hésitez pas à apporter également quelque chose à grignoter.

Cet apéro sera suivi d’une conférence-débat à 19h. Le thème abordé au cours de cette conférence sera l’artificialisation des sols et son impact sur la biodiversité. Elle sera animée par Virginie Maris, philosophe de l’environnement, et Yves Bas, chercheur en écologie. L’apéro et la conférence auront lieu au Mas de Gentil à Combaillaux.

SOS Oulala ! Quand la construction amène à la destruction.

SOS Oulala est un collectif engagé dans la lutte de préservation des zones naturelles du Nord de Montpellier face au projet de construction d’un périphérique par le département. Les membres du collectif lancent une alerte concernant la bétonisation que subiront les espaces verts de Montpellier à cause des travaux sur le LIEN (ou RD68).

Il n’est plus étonnant ni tabou d’affirmer que cette jonction autoroutière entre l’A9 et l’A75 est toute aussi polluante que catastrophique pour la nature. Conséquences ? Pollution de l’eau, de l’air, mais également augmentation des risques d’incendies et d’inondation, sans oublier les 69 ha de nature et zones cultivées remplacées par du béton. Le collectif dénonce également la perte de 31 millions d’euros d’argent public dépensé pour 8km de route.

Praticité, fluidité de la circulation, jusqu’à quel prix ? Peut-être faudrait-il songer à construire sans déconstruire.

Infos pratiques : Pour soutenir le collectif, rendez-vous sur leur site internet : SOS Oulala