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Illustration de Nîmes (CR)
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Génération.s Nîmes Métropole tient à apporter son soutien à Mya, jeune nîmoise de 19 ans agressée physiquement mi-août dans la rue pour avoir simplement répondu à trois hommes qui la harcelaient et l’insultaient. 

En réaction à cet acte violent, une pétition a été lancée par un groupe de jeunes femmes et un rassemblement est organisé ce dimanche 6 septembre pour « dire stop à l’insécurité ». Nous ne participerons pas à ce rassemblement car nous craignons que la mobilisation, à l’origine spontanée, de citoyennes, n’y soit récupérée par certains pour faire passer des revendications sécuritaires qui ne sont pas des réponses à cette problématique.

D’autre part, l’appel pour ce rassemblement, sans mot d’ordre précis, fait l’amalgame entre différentes formes de violences, ce qui est une façon d’invisibiliser ce que subissent les femmes dans l’espace public. Si le compagnon de Mya avait sorti le chien, ces trois hommes ne l’auraient pas gratifié d’un « t’es bonne ! ».

Le harcèlement de rue pourrit le quotidien des femmes et entrave leur liberté. Il est inacceptable qu’en 2020, de nombreuses jeunes filles et femmes appréhendent de sortir à partir d’une certaine heure, s’autocensurent sur le choix de leur tenue vestimentaire pour ne pas attirer de commentaires, se sentent obligées de prendre un taxi pour rentrer alors qu’elles auraient préféré marcher, etc. Il est inadmissible qu’une femme ne puisse pas traverser une ville à pied sans se faire siffler ou entendre des interpellations sexistes et déplacées.

Les violences et agressions sexistes, le harcèlement de rue, ne sont pas l’apanage de Nîmes. Elles existent partout.

Mais à l’instar des jeunes femmes qui ont lancé la pétition, Génération.s estime qu’un des moyens de lutter contre ces violences est la mise en place, localement, d’un grand plan de sensibilisation et de prévention impliquant les associations, les institutions, les élu.e.s, les citoyennes et les citoyens. Génération.s, mouvement qui se revendique féministe, a déjà réfléchi à cette question et se tient à la disposition des collectifs qui le souhaiteraient et de Mme Mouton, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes, pour faire des propositions.

Marianne Bernède,
co-référente Génération.s à Nîmes, conseillère municipale

Frédéric Deschamps,
co-référent Génération.s à Nîmes

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