[Communiqué de presse] L’après ne sera pas comme l’avant, on n’oubliera rien

Gilets Jaunes de Gignac (CR)

Jeudi 28 mai à 17h, une nouvelle action de visibilité était organisée au rond-point Intermarché de Gignac dans le respect des exigences sanitaires (groupes limités à neuf personnes maximum, distanciation physique, port de masques …).

L’objectif était d’engager le dialogue avec la population sur « le monde d’après », à l’aide de pancartes et de banderoles (Décroissance maintenant ou effondrement, Démondialisons, Débranchons, Décélérons, L’après ne sera pas comme l’avant, on n’oubliera rien, Merci aux derniers de cordée, Nos vies valent plus que leurs profits, Pour eux des c…s en or, pour nous des nouilles encore).

Arrivés en nombre dès le départ des médias, les gendarmes (avec gilets pare-balles mais sans masques) nous ont demandé de dégager les lieux, comme le 14 mai dernier. Ils ont là aussi relevé les identités et adresses des personnes présentes ; certaines ont même été contrôlées deux fois. Une habitante venue discuter, qui avait refusé de décliner son identité, a pu s’éclipser après que les gendarmes l’aient menacée de la conduire au poste de police. Contestant le caractère inaliénable du droit d’expression et de manifestation, les gendarmes ont invoqué un décret du 11 mai 2020 interdisant toute manifestation ou rassemblement de protestation – même de moins de 10 personnes – sur tout le territoire. Nous avons noté les références de ce texte, mais malgré de nombreuses recherches, nous n’en avons pas trouvé la trace.

Au-delà de ces incohérences, la multiplication des mesures arbitraires indique que le gouvernement entend étendre son contrôle social de la société, dans le domaine public et même privé. Par un communiqué du 15 mai, nous alertions les héraultaises et héraultais ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme sur la dérive autoritaire du pouvoir, qui profite de la situation sanitaire pour réprimer et remettre en cause les libertés fondamentales et le libre exercice du droit d’expression. Quinze jours après, cette alerte démocratique est plus que jamais d’actualité et exige une réaction à la hauteur.

Les Gilets Jaunes de Gignac et alentours