[Tribune] Lunel : Pierre Soujol, « le tourisme est un gisement à exploiter »

Pierre Soujol à Lunel (Compte Facebook - Tout droits réservés)

Dans sa seconde tribune, le candidat aux municipales évoque le tourisme, comme l’un des leviers à la relance économique du Pays de Lunel.

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Pour Pierre Soujol, le secteur serait, aujourd’hui, sous-exploité dans le Pays de Lunel, alors même que celui-ci possède pourtant de nombreux atouts. Avec un nouveau modèle économique, pour l’ancien candidat aux municipales, il serait possible de dynamiser l’économie de proximité et la création d’emplois tout en s’appuyant sur les richesses du territoire


Le tourisme dans le lunellois : un des leviers pour rebondir ensemble.

Chaque jour dévoile davantage les innombrables dommages de la paralysie de la vie économique depuis plusieurs semaines. Le tissu économique lunellois, déjà fragile, sortira affaibli de cette crise inédite. Les mesures conjoncturelles ne suffiront pas ! Tous les leviers possibles devront donc être activés pour rebondir, nécessairement ensemble, avec tous les acteurs du territoire.

« S’appuyer sur les richesses du territoire »

Dans le lunellois, le tourisme est un gisement à exploiter. Sous toutes ses formes, il peut constituer un réel vecteur de développement pour les années à venir.  Nos atouts sont multiples : un environnement privilégié entre mer, montagne et étangs ; un riche patrimoine culturel et historique ; des traditions vivantes et spectaculaires ; des productions agricoles et viticoles de qualité reconnues…

Pourtant, ce gisement reste largement sous-exploité. Un état des lieux réalisé il y a quelques mois à la demande de l’Office de tourisme du Pays de Lunel confirmait déjà ce constat. Le total des emplois de la filière touristique était estimé à seulement 250 équivalents temps pleins, toutes structures confondues. Le chiffre d’affaires généré a été d’environ 55 millions d’euros par an, dont 45 millions pour l’hébergement. La part de la clientèle touristique de la restauration ne serait que de… 18 %. Bref, des chiffres très en-dessous du potentiel du territoire.

La crise que nous traversons pourrait ainsi modifier en profondeur les attentes des consommateurs, y compris la demande touristique. Le mouvement déjà engagé vers les destinations « vertes », les activités de pleine nature ou l’agro-tourisme devrait s’amplifier.

Notre territoire possède tous les arguments pour bénéficier de cette évolution. Outre les atouts déjà évoqués, l’image « Camargue » constitue une motivation importante de la fréquentation touristique. Les professionnels interrogés par l’office du tourisme estimaient son impact décisif pour 50 % de leur clientèle.

Cela suppose un engagement fort et cohérent de tous les acteurs : les élus bien sûr qui doivent donner l’impulsion indispensable, les professionnels du secteur, mais aussi tous ceux qui participent à l’attractivité du territoire, manadiers, viticulteurs, artisans, producteurs…

L’office du tourisme a décidé de lancer une nouvelle campagne de communication sur la destination « Pays Lunellois » dans les prochaines semaines. Initiative indispensable, mais qui ne sera vraiment efficace que si elle s’accompagne d’une stratégie politique intercommunale visant notamment à améliorer et à promouvoir « l’image » de notre ville et de son bassin. Cela passe notamment par un centre-ville rénové, dynamique, vivant, y compris le soir pendant toute la période estivale.

Cette stratégie vise à dynamiser notre économie de proximité (cafés, bars, boutiques, hôtellerie-restauration…), à développer l’offre de produits innovants (circuits pleine nature, manades pédagogiques…), à valoriser nos nombreux sites naturels et la promotion de nos productions artisanales et agricoles, à travers l’œnotourisme notamment, et à initier un jumelage via des pays européens à fort potentiel touristique.

Accueillir davantage de touristes suppose évidemment de les loger. Or notre capacité d’accueil actuelle nécessite une réflexion afin de la rendre cohérente avec l’ambition d’un tourisme plus « vert » et durable.

L’activité touristique a longtemps été délaissée dans notre territoire. Les professionnels abandonnés à eux-mêmes, dans un éco-système insuffisamment ouvert sur l’extérieur. Or des centaines d’emplois nouveaux, directs et induits, en dépendent. Nous en aurons besoin pour « rebondir ensemble », durablement !

Pierre Soujol et son équipe