Municipales : la liste « Montpellier en Capitale ! » de Patrick Vignal propose la gratuité des cantines des écoles pour les enfants des quartiers populaires.

Stéphane Hernandez, membre du CDS, n°9 sur la liste de Patrick Vignal insiste souvent sur ce point : « Liberté, Égalité, Fraternité sont des mots qui ne s’adaptent pas à nos quartiers. » Autre constat selon lui : « les parents qui ne peuvent pas laisser leurs enfants à la cantine n’ont pas la même journée que les autres, et souvent ils ne ramènent pas les petits à l’école. » L’égalité, c’est donner la même chance à tous les petits Montpelliérains de pouvoir suivre une scolarité dans de bonnes conditions. La cantine gratuite aiderait à lutter contre l’absentéisme. Le programme de « Montpellier en Capitale » propose donc la gratuité pour les enfants des quartiers populaires, et le tarif de un euro pour les autres.

Hélène Qvistgaard n°10 de la liste : « au 21e siècle la ville de Montpellier sera en pointe sur ce sujet. » Et le coût de la mesure pour la collectivité est annoncé à hauteur de 5 M€ par les coopérateurs du candidat de LaREM. Les cantines servent 11 000 repas par jour. Avec la gratuité, une évaluation est faite que 20% d’enfants supplémentaire viendront à la cantine, et passeront la journée entière à l’école. L’ambition est aussi de proposer un repas équilibré, grâce à un travail avec la Chambre d’agriculture pour avoir 100% des produits bio et locaux dans les cuisines. Mais pour la tête de liste, c’est une mesure qui va bien au-delà : « plus qu’un repas, l’idée est de remettre la République dans les quartiers, là où elle manque. »

Retour en vidéo devant la cuisine centrale de la ville de Montpellier, et interview de Patrick Vignal, Anne Brissaud et Stéphane Hernandez sur ce projet de cantine gratuite, et sa genèse : 

« Tout n’est pas rose, à En Marche ! »

Mais avec la cuisine municipale, il y avait aussi un peu de cuisine politique, en conférence de presse ce mardi 3 mars 2020. Entre Patricia Mirallès qui déserte LaREM pour pouvoir rester avec Philippe Saurel, et Patrick Vignal qui deviendrait presque un « frondeur » d’En Marche, c’est à y perdre son latin.

« Tout n’est pas rose à En Marche ! Laissez-moi finir les élections : Y a des choses que je dirai. » Mais attention ! Apparemment, il y aurait une condition pour que la parole de Patrick Vignal se libère plus encore, ou du moins de façon efficace : « Je peux vous dire une chose à la presse, et notez le bien. Je serai le maire de Montpellier. Et le lendemain, je monterai à Paris pour avoir rendez-vous avec Emmanuel Macron pour lui parler des retraites, pour lui parler du social. Pour lui dire ce que je pense de certains collaborateurs auprès du président de la République, ou certains ministres. Parce que moi, je n’ai pas envie en 2022, que le Front National soit à nos portes. » Et tout cela grâce à une conviction : « si je suis maire de Montpellier, j’aurais plus de poids. »

« Moi maire de Montpellier… »

[VIDEO] Avec Patrick Vignal galvanisé par sa future fonction possible de maire, il était intéressant de le questionner sur cette thématique de « l’homme qui veut raisonner le Président », ou du « frondeur », terme qu’il réfute. Thématique qu’il a lui-même abordée. Pour l’heure le candidat, et député LaREM de l’Hérault l’affirme : « moi maire de Montpellier, je peux vous dire que ma voix pèsera. Et que s’il n’y pas une réflexion nouvelle de mon parti politique, je ferai tout pour y rester, mais je dirai ce que je pense. » Bref, peut-être faut-il comprendre que Patrick Vignal continuera à marcher, mais à reculons. Et précisions : « la retraite à points universelle, c’est une bonne chose. On l’a mal embrayée. Maire de Montpellier, je ferai en sorte que ce soit mieux embrayé. Ça s’appelle avoir du courage politique. Et ça s’appelle ne pas trahir sa famille. » Comprenne qui pourra…