[VIDÉO] Après la sortie du classement Greenpeace sur la qualité de l’air, classant Montpellier, dans les bons derniers, l’antenne locale de l’ONG a souhaité interpeller les candidats dont les projets n’entraient pas « dans la résolution des problèmes ».

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À la suite du classement, l’ONG a décidé d’envoyer un courrier à chacun des 9 candidats en demandant leurs engagements et leurs ambitions à ce sujet.

7 candidats ont fourni une réponse comprenant des programmes plus ou moins exhaustifs dont l’ONG communiquera un comparatif le 7 mars. L’action de ce mercredi concernait donc les deux candidats manquants à l’appel, Mohed Altrad et Alex Larue, des candidats qui selon les militants continuent de « proposer des investissements énormes pour le développement de projet routier » comme « un gros périphérique qui fera le tour de Montpellier et un tunnel qui traverserait la ville ».

L’action s’est faite en deux temps, d’abord l’affichage de visuels sur les permanences, avec des slogans comme, « On veut respirer ! » ou « Stop Diesel », puis discuter et inviter les candidats à changer leur cap du « tout voiture, qui continue à produire plus de nuisance et à entretenir, notre dépendance à celle-ci » et proposer des investissements dans les autres modes de transport.

La première action a donc ciblé la permanence de Mohed Altrad, porteur du projet de contournement ouest à hauteur de 240 millions d’euros et de déviation est pour rejoindre l’autoroute. Le porte-parole de l’ONG Marc-Axel s’est donc entretenu avec une militante du “cœur et l’action”, qui n’a pas souhaité répondre, la tête de liste n’étant pas non plus présente.

Interview de Marc-Axel Burette, militant du groupe local Greenpeace de Montpellier :

« Mon sujet n’est pas de faire plaisir aux Lobbys », Alex Larue, à propos du Diesel.

Du côté du local d’Alex Larue, autre son de cloche, avec la présence du candidat, qui a pu échanger avec les manifestants.

Une aubaine pour Marc-Axel, militant du groupe local de Greenpeace qui dénonce, notamment dans le projet du candidat, le trafic induit qu’engendrerait la construction de nouvelles voies rapide, face à des objectifs auxquels le projet de tunnel qui doit avaler le « trafic du transit » et « libérer l’espace en surface pour toutes les mobilités » ne pourra pas répondre.

En pratique les militants de Greenpeace demandent que soient adoptés, des mesures de restriction de l’usage de la voiture, des investissement dans les transports en commun, l’accompagnement des premières personnes touchés et isolés par ces mesures restrictives.