En début de semaine, un sondage Ifop/Fiducial pour Midi Libre, Vià Occitanie, CNews et Sud Radio a donné le maire sortant à 61 % des intentions de vote au premier tour. Face à lui, trois listes « écologistes et sociales » se partageraient 25% des voix.

La liste conduite par Thierry Antoine (EELV, FI et Parti Animaliste) rassemblant 15% des voix, la liste conduite par Nicolas Cossange (PS, PC et PRG) rassemblant 8% des voix et la lise conduite Claire Dotto (société civile « Béziers citoyen »), 2%. Face à ce scénario inédit, nombreux ont appelé à une union des listes « écologistes et sociales » pour affronter Robert Ménard.

Projet de fusion pour « À Gauche Béziers »

Mercredi 5 février, le conseiller régional communiste Nicolas Cossange (PC) prenait l’initiative du rapprochement, écrivant à Thierry Antoine (EELV), proposant la fusion en lui laissant la tête de liste ainsi que la deuxième place à Magali Crozier (LFI), mais en demandant tout même, les trois places suivantes pour lui-même, Florence Brutus (PRG), et Christophe Coquemont (PS) et l’intégration d’un tiers des colistiers engagés avec « À Gauche Béziers » sur cette nouvelle liste.

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Pour le chef de file de la liste « À gauche Béziers », il s’agissait, alors qu’à « peine un mois nous sépare du premier tour de l’élection », de saisir « l’opportunité de réaliser le
rassemblement de la gauche dans le respect de toutes et tous et en s’appuyant sur nos deux dynamiques. » Confiant, le premier secrétaire départemental du PCF espérait pouvoir annoncer une fusion « dès la fin de la semaine ».

Contre-proposition de « Béziers en commun »

Vendredi matin, la réponse est tombée du côté de Thierry Antoine (EELV), sous la forme d’une contre-proposition collective des membres de « Béziers en commun », les quatre premières places pour « Béziers en commun » et les deux suivantes pour « A gauche Béziers », tout en demandant le respect du non-cumul des mandats pour tous les membres de la liste et que soit gardé le nom de sa liste.

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Pour les membres de la liste « Béziers en commun », cette proposition avait « pour but la création d’une union des forces progressistes à Béziers, crédible, équitable, dépassant les questions d’appareils, dépassant les questions de personnes et à même d’offrir aux Bitterroises et aux Bitterois une alternative écologique et solidaire aux programmes des autres candidats ». Les militants souhaitant aussi étendre cette proposition à la liste « Béziers Citoyens ».

Retour à la case départ

À un peu plus d’un mois du premier tour, la campagne reprend, alors que les trois listes se préparent à s’affronter pour, il semble bien, une place dans l’opposition face à Robert Ménard.

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La réponse, la plus originale à cette proposition, venant sûrement de la liste citoyenne « Béziers Citoyen », menée par Claire Dotto, qui a décidé de dévoiler, hier, sa liste de 49 noms, dans l’ordre et en musique. Une façon musicale de « peut-être » refuser la main tendue.