Après la plainte, la justification. Ce dimanche, le Conseil d’État a décidé de voler au secours de la garde des Sceaux.

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Pour la plus haute juridiction administrative, la décision d’implanter la nouvelle cour administrative d’appel d’Occitanie à Toulouse plutôt qu’à Montpellier s’explique, à la fois, pour des raisons de coût et de délai.

Tout d’abord, les études commandées par le Conseil d’État, « préalables au choix entre les deux sites de Montpellier et de Toulouse », « ont mis en évidence des coûts prévisionnels des travaux et un délai de réalisation significativement moindre à Toulouse par rapport à Montpellier ».

Ainsi, le site de Montpellier nécessiterait, tout à la fois, « la démolition de bâtiments et la construction d’un bâtiment neuf […] part la réhabilitation d’un immeuble existant, alors que le site de Toulouse ne sera concerné que par une réhabilitation », surtout « le Conseil d’État a distingué entre le coût des travaux, qui correspond à une dépense réelle à la charge de l’État, et le montant du foncier, qui ne constitue pas un coût réel pour l’État ».

Une justification qui n’exclut pas pour autant, la position du premier magistrat de Montpellier, sur le conflit d’intérêts : « Nicole Belloubet a choisi Toulouse alors qu’elle y fut adjointe et qu’un membre de sa famille est candidate à Toulouse ». Bref, la justification ne permettra sûrement pas à la ministre d’éviter la plainte…