Ensemble! 34 regrette la tournure que prend la préparation de la prochaine Marche pour le Climat.

Cependant, loin des invectives stériles et des réactions épidermiques, il faut regarder les problèmes réels :

l’implication politique de plusieurs membres de « Citoyens pour le climat », dont son référent historique Stéphane Herb dans la campagne de Jean-Louis Roumegas rend de fait caduque le positionnement « apartisan » de l’organisation des marches qui a prévalu jusqu’alors. Qu’il soit réel ou fantasmé, on ne pourra pas, dans le cadre tel qu’il est, éviter le soupçon de manipulation politique.

La répétition des marches tous les 2-3 mois depuis septembre 2018, sur des thèmes différents, mais sur le même mode n’a pas donné les effets escomptés. Certes, elles ont montré la préoccupation des citoyen.ne.s sur ce sujet, mais n’ont pas permis de changer les orientations du gouvernement. Il y a un essoufflement, variable selon les échéances mais palpable.

Face à cette situation, des organisations écologistes, syndicales et politiques, ont jugé bon de se saisir de l’organisation d’une prochaine marche sur le thème : « Changeons le système, pas le climat ! », court-circuitant ainsi les associations qui s’en étaient chargées depuis le début et excluant ainsi bon nombre d’entre elles, la prochaine marche se faisant sur des bases nettement plus radicales – anticapitalistes pour aller vite.

Ensemble ! 34 partage l’analyse de plusieurs de ces organisations sur la nécessité de la rupture avec le système économique actuel pour tenter d’infléchir la crise climatique. Mais le rétrécissement du cadre des marches et leur radicalisation excluante ne peuvent pas être une solution aux problèmes bien réels posés ci-dessus.

Le pire serait qu’il y ait deux marches le 14 mars, l’une anticapitaliste revendiquée, et l’autre plus « modérée » et faussement « apartisane ». Diviser pour se compter n’est jamais une option juste ni politiquement justifiable.

Ensemble 34 appelle donc l’ensemble des associations, organisations politiques et syndicales préoccupées par les questions écologiques à se retrouver pour qu’une seule marche pour le climat puisse avoir lieu le 14 mars, avec toutes ses composantes. Il est possible de défiler ensemble, au nom de l’urgence climatique et sous une bannière commune, chacun étant libre d’y appeler sur ses propres bases.

Cela se fait sur les droits des femmes, cela doit pouvoir se faire sur l’urgence climatique.