Aujourd’hui, le département de l’Hérault ne compte pas moins de 880 mineurs isolés. Ils viennent d’Afrique, d’Albanie, de Géorgie et du Maghreb. Une grande majorité de ces jeunes perdus, a très envie de s’intégrer et de redémarrer une nouvelle histoire personnelle. 

On ne doit pas abandonner ces jeunes qui ont traversé la Méditerranée ou une partie de l’Europe, au risque de leur vie. S’ils veulent s’intégrer dans les règles de la République, nous devons tout mettre en œuvre pour les aider, les accompagner. D’autant plus que cet accueil a un coût pour la collectivité, de l’ordre de 44 millions d’Euros/an pour 880 mineurs pour le seul département de l’Hérault.

Pour cela il sera nécessaire : 

  1. De pouvoir les intégrer dans les internats d’excellence, les lycées, les CFA afin qu’ils  puissent poursuivre leur scolarité.
  2. La ville ne peut pas à elle seule, accueillir ce nombre important, nous devons faire en  sorte de répartir dans tout le département ces mineurs.

Par contre une minorité des mineurs isolés depuis des mois dépouillent nos lycéens et agressent nos grands-mères. En 2018, ce n’est pas moins de 200 interpellations de mineurs isolés à Montpellier qui ont eu lieu, dont plus de 50 pour le seul mois d’août.

Face à cette minorité, nous devons être fermes. La seule solution c’est de les mettre dans un centre socio-éducatif et non pas dans un hôtel. Si nous voulons défendre les valeurs de la France, terre d’accueil, d’asile et de fraternité, nous devons aussi faire en sorte de mieux encadrer les mineurs isolés. L’autorité et la fermeté sont aussi émancipatrices !

Les mineurs isolés ne doivent pas être un enjeu politique ni un sujet d’affrontement, une collaboration étroite entre les services de l’État, du département et de la ville sera impérative.

La sécurité, notamment au centre-ville sera la priorité de mon mandat avec la mise en place de la mutualisation des services de police nationaux et municipaux 24H/24H.

Patrick Vignal