Frontignan : Naufrage du Roger-Juliette, une plaque pour ne pas oublier

Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1947, le pinardier Roger-Juliette s’échoue sur un banc de sable à 150 mètres de la plage des Mouettes.

1947. Dans la nuit du 27 au 28 novembre, le pinardier Roger-Juliette s’échoue sur un banc de sable à 150 mètres de la plage des Mouettes avec à son bord six marins.

Le Roger-Juliette enregistré, à Lorient, fait route vers Sète, lors d’une terrible nuit de tempête. À bord du pinardier, six marins bretons originaires de l’île de Groix. Ils périront tous dans la nuit, à une centaine de mètres de la plage, sous la violence des énormes rouleaux d’une mer déchaînée.

Pourtant, malgré la tempête et le froid glacial, les secours se sont organisés. 

André Massias, Daniel Castillazuello et Odon Clément ont tenté de sauver l’équipage. Âgé de seulement 21 ans, André Massias n’hésitera pas à se jeter à l’eau, simplement attachée à une corde pour éviter d’être emportée par les vagues.

Les enfants d’André, Alain et Christiane, ne savent guère ce qui poussa leur père à de tels actes de bravoure : « c’était quelqu’un de très discret, il ne nous a jamais raconté son exploit, nous l’avons appris à son décès, il ne s’est jamais vanté de cette action. C’est sûr qu’il avait un gabarit hors norme, une force incroyable, c’était quelqu’un de puissant et de physique, on le surnommait même Tarzan ! »

Ce naufrage le plus terrible de l’histoire maritime de la ville a profondément marqué la population. Sous le coup de l’émotion, la municipalité fut même à l’origine d’une souscription pour permettre le rapatriement des corps vers leur Bretagne natale.

En l’honneur, du courage de ces Frontignanais et peut-être en l’honneur d’une mer, à jamais indomptée, mercredi 27 novembre, la ville de Frontignan la Peyrade fera poser une plaque, en présence du conseiller municipal chargé de la culture et du patrimoine de l’île de Groix, du club taurin et des familles Massias, Castillazuello et Clément, pour ne pas oublier.