L’heure est grave pour Montpellier et ses habitants. La question est de savoir si, à l’occasion des prochaines élections municipales, les forces écologistes et de gauche vont être capables de s’unir pour proposer une alternative enthousiasmante à la Municipalité Saurel ou si elles vont choisir une fois de plus de se diviser et de perdre. 

Dans cette ville qui vote traditionnellement à gauche, il est possible de fédérer les partis, les collectifs citoyens et les électeurs dont la sensibilité est écologique et sociale. Il faut accoucher rapidement d’un projet municipal mobilisateur, crédible et salvateur, à partir des priorités de chacun.

Les forces concernées se connaissent et se côtoient. La volonté et la nécessité de s’unir les habite. Certaines d’entre elles ont déjà mené ou mènent des réflexions approfondies sur l’avenir de la ville et sont en train de finaliser des propositions. Rien ne permet de dire que ces propositions seraient inconciliables. En faire l’inventaire et dégager un socle commun est urgent, nécessaire et certainement possible. A condition d’accepter de faire d’indispensables compromis pour espérer gagner, au lieu de camper sur ses positions et de disparaître au second tour. Quelques rencontres communes accompagnées de l’utilisation d’outils numériques le permettraient rapidement.

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Les seules difficultés importantes résident dans le choix d’une tête de liste et de la composition de celle-ci. Les aplanir implique que chacun des candidats intéressés dépasse en partie, pour gagner, son ambition personnelle et celle de son organisation. C’est possible puisque les principales forces concernées ont déjà annoncé qu’elles se respecteraient au cours de la campagne et que les partis traditionnels, comme les organisations plus récentes et les collectifs citoyens ont compris qu’ils avaient chacun intérêt à composer avec les autres. Il existe aussi un consensus pour considérer que la victoire résidera dans la reconquête des très nombreux électeurs qui, bien qu’ayant profondément intérêt à une ville plus solidaire et plus écologique, se défient de la politique et des élections. Seule une démarche commune le permettra.

Pour ce qui est d’une tête de liste compétente et crédible, le choix semble tellement limité qu’un choix raisonné ne paraît nullement impossible pour peu que, là encore, pour gagner, chacun se montre capable de dépasser son égo, ses représentations négatives de l’autre, et les séquelles du passé.

Montpellier n’a plus besoin d’autocrates providentiels, même milliardaires. Elle mérite une municipalité écologiste et de gauche nourrie d’un projet conquérant élaboré et porté avec toutes les forces citoyennes. L’enjeu est de passer d’un projet de ville libéral et clivant dominé par la communication d’un seul et les intérêts particuliers les plus forts, à une cité écologique, sociale, démocratique et solidaire, à un développement économique mais aussi humain durable, mettant en avant le souci de chacun, la sollicitude, la qualité de la vie, la dignité, l’accès aux services publics et à la culture, l’Éducation populaire et la participation de tous.

Le mouvement politique Place publique est viscéralement attachée à l’union, à la participation citoyenne, à la résolution en commun des maux liés aux urgences écologiques, sociales et démocratiques. Jeune organisation sans prétention elle entend prendre à Montpellier toute sa place et rien que sa place dans ces combats. Elle appelle à la concertation, à la négociation, à la fédération des énergies : à l’union pour gagner.

Place Publique Hérault

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