Au lendemain de la diffusion de l’émission « Envoyé spécial La Poste sous tension » détaillant les procédés managériaux et les méthodes de réorganisation mortifère de La Poste, la direction régionale, par le biais de ses établissements a très vite réagi en multipliant les interventions devant les salariés. 

La Poste tient un discours lissé et bien rodé, que ce soit dans les centres de distribution du courrier, dans les guichets de la Banque postale ou au Centre Financier de MONTPELLIER.

Le contenu est simple : La Poste, entreprise sociale qui prend grand soin de ses salariés est victime d’un complot médiatico-politique.

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La CGT est très loin de partager ce constat. Les éléments relatifs à un numéro vert pour les postiers en détresse, à l’accord social qui n’a fait que retarder d’un an les réorganisations qui suppriment toujours plus d’emplois et fait exploser la charge de travail de nos collègues ne suffiront jamais à nous faire oublier les drames que nous avons vécu et que nous continuons à vivre.

C’est sous un tollé de sifflets et de huées que les interventions de la direction ont été accueillies dans certains centres courrier de notre département, c’est bien la preuve que les salariés du groupe La Poste ne sont pas dupes.

Au même moment, la direction du Centre courrier de Montpellier RONDELET multiplie les convocations managériales des militants de la CGT, fait pleuvoir les menaces de sanctions disciplinaires et entrave systématiquement le fonctionnement des instances représentatives du personnel. Hier encore les salariés du centre courrier Montpelliérain se réunissaient en assemblée Générale spontanée pour protester collectivement contre cette situation.

Pour rappel, en 2018/2019, la Poste à été condamné au moins deux fois pour des faits graves de licenciement abusif d’un salarié protégé (médecin du travail interne) et pour discrimination syndicale et harcèlement moral.

Pour la CGT, il est grand temps que la Direction de La Poste se mette à entendre les postiers et leurs organisations syndicales représentatives en rétablissant un niveau d’emploi qui satisfasse au bon fonctionnement du service public. En prenant en compte la pénibilité des métiers du groupe et en respectant la démocratie salariale et les instances représentatives du personnel.

Nous appelons l’ensemble des salariés à se mobiliser massivement le 24 septembre, journée de lutte interprofessionnelle, pour reprendre la main sur leur travail.

CGT FAPT 34,
Syndicat départemental CGT

de la fédération des activités postales
et des télécommunications

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