Sur ce point, je suis d’accord avec Mohed Altrad. Il est hors de question de faire financer par les contribuables des projets qui devraient l’être par le privé.

Mais attention. Ce n’est pas seulement le coût du stade lui-même qui serait à mettre à la charge du privé. C’est bien l’ensemble des dépenses induites par ce projet. A commencer par la destruction du stade actuel et la réhabilitation du site de la Mosson.
Le dossier du stade de foot sera très certainement l’un des dossiers centraux du débat des prochaines municipales. Un débat nécessaire au vu des sommes colossales en jeu.
La construction d’un nouveau stade de foot couterait au moins 150 millions d’euros.
Sans compter le coût de la construction de nouveaux accès et de nouveaux parkings.
Sans compter – ne l’oublions pas ! – le coût de la démolition du stade actuel et la réhabilitation du site en bordure de la Mosson.
Au total, ce sont plus de 200 millions d’euros qui sont en jeu. Un gouffre !

Dans ce dossier, Philippe Saurel a dit tout et son contraire. Il a trompé les Montpelliéraines et les Montpelliérains.

Fin 2014, lors d’une visite du chantier de rénovation du Stade de la Mosson, endommagé par des crues d’automne, il déclarait à la presse www.lepoint.fr : « Je tiens à conserver le stade dans ce quartier. Enlever le stade de foot à la Paillade, c’est quelque chose que je ne peux pas accepter. C’est une des pièces majeures du quartier. Sociologiquement, humainement parlant, sa place est ici. Il y a des symboles auxquels il ne faut pas toucher. »
Aujourd’hui, Phillipe Saurel affirme que la construction d’un nouveau stade de foot dans la ZAC Cambacérès est une priorité. Et que le projet de rénovation urbaine du quartier de la Paillade doit intégrer la démolition du stade de la Mosson. C’est à dire exactement l’inverse de ce qu’il déclarait en 2014 !

Soyons clairs.

Construire un nouveau stade dans la ZAC Cambacérès signifie concrètement que ce sont les budgets de la Métropole qui seront mobilisés pour financer les aménagements et les accès. Quel que soit le montage financier du stade lui-même.
Détruire le stade de la Mosson dans le cadre du projet de rénovation urbaine signifie concrètement que ce sont les budgets de la politique de la ville (donc de la Métropole et de l’État) qui seront, une nouvelle fois, mobilisés pour financer la transformation du site. Des budgets de la Politique de la Ville qui, normalement, devraient servir à la rénovation des logements de la Paillade serviraient à la destructuration d’un équipement majeur qui participe depuis toujours au rayonnement du quartier ! Un pur scandale !

Cela est inacceptable !

Si un jour, un investisseur privé se déclare prêt à prendre en charge la totalité de ces dépenses, alors nous pourrons examiner sérieusement la proposition.
Pour l’heure, cela n’est absolument pas à l’ordre du jour.
La Métropole a bien d’autres priorités à financer pour conduire une transition écologique ambitieuse au service de la santé et du cadre de vie des Montpelliéraines et des Montpelliérains.
A commencer par financer la construction de la ligne 5 de tramway – que Philippe Saurel a volontairement repoussée aux calendes grecques –  et la construction d’un véritable réseau de pistes cyclables sécurisées – pour lequel rien de concret n’a été fait durant ce mandat.
Manu Reynaud
Porte-parole d’ Europe Ecologie – les Verts Montpellier
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