Faudra-t-il commencer par suffoquer pour se réveiller ? Aujourd’hui, 44 000 feux dans la forêt amazonienne, régulièrement : déforestation massive des forêts tropicales Cameron, Congo, Malaisie, Indonésie, Nouvelle-Guinée, Bolivie, Colombie, Pérou et Brésil.

Les forêts, joyaux de biodiversité, qui stockent le CO2 et régulent le climat. Mais les feux dévorent chaque année en partie les plus grandes forêts tropicales du monde : la déforestation. Cet été cela s’est vu : l’Amazonie brûle. Un état aggravé par l’arrivée au pouvoir du président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro. Ignorance ou cupidité, l’homme met à mal un écosystème à l’équilibre fragile.

Faut-il un drame pour que les consciences se réveillent ?

Francis Hallé botaniste, étudie depuis 50 ans les forêts tropicales et leur biodiversité indispensable à toute vie sur terre. Il lançait déjà un cri d’alarme, il y a plus d’un an : « S’il n’y avait pas de plantes, nous n’existerions pas. […] Je commence à comprendre comment est l’être humain : il ne se réveille que quand le drame est là. […] Le jour où l’on aura du mal à respirer, là, ça va commercer à intéresser les gens. »

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Forêt amazonienne : environ 6 millions de kilomètres carrés qui abritent une biodiversité extraordinaire, et qui captent du carbone. Une forêt tropicale qui régule en partie le climat, tant au niveau local, que mondial. Cycle de l’eau, évaporation des arbres, nuages, précipitations, irrigation des sols. Équation : moins d’arbres, entraîne moins d’eau et des sols arides, des sécheresses plus importantes, une spirale du chaos climatique.

Il est temps d’apprendre à aimer la forêt

« On protège mieux ce que l’on aime, » apprendre à aimer avant d’apprendre à exploiter. La nature est un bien commun, il en va de la survie de l’humanité.

Les arbres remarquables, un patrimoine à protéger, un film de Georges Feterman, Jean-Pierre Duval et Caroline Breton

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