Les fêtes de la Saint Roch des 15 et 16 août viennent de se terminer, et comme nous pouvions le craindre, c’est à nouveau un spectacle pitoyable auquel nous avons assisté : Philippe Saurel, maire de Montpellier en écharpe, piétinant la laïcité au milieu des catholiques traditionalistes, pour tenter de séduire des parts d’électorat en vue des élections municipales de 2020. 

En effet, d’un côté, la municipalité et l’association internationale « Saint Roch » ont clamé que le religieux et le festif étaient bien dissociés pour cette édition 2019 ; de l’autre, on a assisté à une débauche de processions et de messes où les habits ecclésiastiques côtoient les écharpes tricolores. Personne pour le moment n’a osé dire « rien à voir avec la religion, c’est juste une fête ».

Pendant deux jours, le maire de Montpellier n’aura pas ménagé sa peine, sous les yeux attentifs de « Monseigneur » Carré, archevêque de Montpellier, en rejouant une fois de plus la musique de la « réalité historique » de « Saint Roch » (chose sur laquelle nous nous sommes déjà expliqués) et en tentant d’affirmer que tout cela était conforme à la laïcité.

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Sans le reconnaitre ouvertement, c’est aux arguments de la Libre Pensée que M. Saurel a tenté laborieusement d’apporter une réponse. 

Comme pour se rattraper d’avoir du éliminer les messes et les références trop ouvertement religieuses du programme, cette année, la débauche de symboles religieux a même fait tousser quelques participants. Ainsi, comme le relève la presse locale comme le Midi Libre du 17.08 (page 5), cette année, la manifestation religieuse s’est « radicalisée », ce que d’autres ont appelé un « retour aux traditions ».

Philippe Saurel espère ainsi, vraisemblablement, rafler quelques voix, chères en ces temps de défiance envers la macronie et ses alliés. Pour être explicite, l’actuel maire de Montpellier a carrément déclaré : « Si le ciel, qu’on y croit ou pas, pouvait nous donner encore un peu de temps pour travailler avec la ville ». Mais contrairement aux pains, les voix catholiques ne se multiplient pas, et il est peut être hasardeux de se contorsionner aux milieux des secteurs les plus traditionalistes des catholiques de Montpellier pour chercher à remporter les prochaines élections municipales. Dans ces conditions, on peut comprendre les invocations en direction du ciel. Il faut en effet croire aux miracles ou envisager un pèlerinage à Lourdes pour tenir une telle position.

La Libre Pensée estime qu’il est grand temps d’arrêter ce bateau ivre, cette galère dans laquelle s’est enfermé le Maire actuel. Montpellier n’a pas de Saint, réel ou inventé. Montpellier est dans la République, Montpellier est laïque, et la laïcité, c’est la séparation des institutions de l’Etat d’avec les religions, qu’elle ne reconnaît ni ne promeut (loi de 1905, article 2). 

Groupe Universités et Citoyens de Montpellier
Libre Pensée – Fédération Unie de l’Hérault

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