Coralie Dubost, députée de l’Hérault : « Les parlementaires ne peuvent pas voter demain sous la contrainte, la pression ou en raison de l’intimidation de quelques-uns. »

La députée de l'Hérault, Coralie Dubost à Vendargues, le 20 décembre 2018
L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

Depuis le 23 juillet 2019 et l’approbation de la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) par l’Assemblée nationale, il ne fait pas bon être député de la République en Marche.

Depuis le vote, une dizaine de permanences parlementaires de LaREM ont été vandalisées par des exploitants agricoles qui dénoncent la ratification du traité et ses conséquences supposées sur l’agriculture française.

Pour la députée de la 3e circonscription de l’Hérault, Coralie Dubost, ces comportements conduisent à attiser une forme d’anti-parlementarisme. « Nos permanences sont des lieux d’écoute et d’accueil des Français. Les désaccords peuvent s’y exprimer librement. Mais il est inacceptable que des individus, qui plus est des syndicats, appellent à ce type de méthodes violentes et contraires au respect de la démocratie. Les parlementaires ne peuvent pas voter demain sous la contrainte, la pression ou en raison de l’intimidation de quelques-uns. »

La députée appelle aussi les délégations départementales et les chambres régionales à se désolidariser de la FNSEA. « Tant que cette clarification essentielle au débat démocratique n’aura pas été apportée, plus aucun échange ne pourra exister avec ce syndicat agricole et la chambre d’agriculture, ce qui est particulièrement regrettable » conclut Coralie Dubost.

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture avait déjà de son côté, appelé à « apaiser le débat » face à l’inquiétude, teintée de colère, qui monte dans la majorité présidentielle.