Depuis  lundi 29 juillet, nous vivons à crédit. L’humanité consommera jusqu’à la fin de l’année, plus de ressources naturelles que notre planète ne peut en renouveler.

Depuis le lancement du « jour du dépassement » au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre, cette date du 29 juillet août est la plus précoce jamais enregistrée. L’année dernière, c’était le 1er août, l’année encore avant le 2 août.

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Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule en partenariat avec le WWF « le Jour du dépassement » (Overshoot Day, en anglais) sur la base de trois millions de données statistiques de 200 pays. Les calculs tiennent compte de la surface de la Terre utilisée par l’Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles.

Pour subvenir à nos besoins, il nous faudrait 1,75 Terre

Le constat est plus amer dans les pays riches, ainsi si l’humanité vivait comme les français, il nous faudrait 2,7 Terre et  5 pour vivre comme les Américains…

Ces chiffres mettent aussi en lumière les disparités qui existent entre les pays du monde. Ainsi, le jour du dépassement du Qatar est évalué au 22 février (soit 42 jours après le début de l’année), alors que celui des Indonésiens est fixé au 18 décembre.

Aujourd’hui, comme hier, le « jour du dépassement » symbolise avec justesse les conséquences de la course folle que mène l’humanité et à sa tête les puissances industrielles pour consumer le monde dans un productivisme « presque » béat.

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