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Quelques clics, pour se transformer. Une photo et des filtres, pour modifier son teint ou se vieillir. L’application FaceApp vous offre la vision de votre bobine dans le futur. Mais psychose aux États-Unis sur la société russe qui a créé en 2017 ce logiciel.

Quelle tête dans 40 ou 60 ans ? Suspense, non ! L’application FaceApp connait la réponse et un succès impressionnant qui la place numéro 1 des applications en France. Aux États-Unis, Chuck Schumer (New York’s Senator) a appelé le FBI et la Federal Trade Commission à mener une enquête sur la sécurité nationale et la sécurité de la vie privée des millions d’Américains qui ont utilisé : FaceApp.

A warning for all Americans :

 

Inquiétude : selon les conditions d’utilisations, une photo envoyée pour lui appliquer des filtres via FaceApp, implique que l’utilisateur cède à l’entreprise le droit de réutiliser ou d’exploiter le cliché retouché. Un usage en contradiction avec le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) de l’Union européenne.

 

Toulouse : un chercheur en cybersécurité Baptiste Robert, Elliot Alderson sur Twitter, enchaîne les interviews dans les médias américains et français. Sur les dangers d’échanger sa vie privée contre des services « gratuits. »

 

 

Yaroslav Goncharov, fondateur et CEO de FaceApp précise que, contrairement à certaines applications, FaceApp ne nécessite aucune autorisation d’accès abusif au système des smartphones, et à des outils comme le GPS.

Une licence perpétuelle, irrévocable

FaceApp fait comme les autres avec ses conditions d’utilisations évasives avec les données des utilisateurs. Snapchat, Facebook et Twitter considèrent aussi qu’un utilisateur qui poste quelque chose sur leur réseau a consenti de facto à leurs politiques d’utilisations : le contenu créé et diffusé leur appartient. Extrait des conditions générales d’utilisation : « vous accordez à FaceApp une licence perpétuelle, irrévocable, non exclusive, libre de droits, mondiale […] pour utiliser, reproduire, modifier, adapter, publier, traduire, créer des travaux dérivés, distribuer, exploiter publiquement et afficher. »

Mais pour Baptiste Robert, certaines des craintes concernant cette application sont infondées. FaceApp ne pourrait pas accéder à l’intégralité des photos d’un smartphone. L’application requiert un consentement de l’utilisateur et ne téléchargerait que les images que lui donne cet utilisateur. Idem concernant la rumeur qui dit que FaceApp envoie toute votre photothèque sur des serveurs en Russie. Baptiste Robert a testé les communications réseau, et il a pu définir que c’est uniquement la photo modifiée par l’appli qui est envoyée sur des serveurs. Et surprise : ces serveurs ne sont pas localisés en Russie. Yaroslav Goncharov travaille sur des serveurs qui appartiennent à Amazon.

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