L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

Mardi soir, lors du conseil communautaire, Bernard Auriol, le maire de Sauvian, a  tenu des propos qui ont conduit des élus de Béziers et de plusieurs autres communes à quitter la salle, entraînant du coup la suspension de la séance faute de quorum. 

Alors qu’on débattait d’une délibération attribuant le nom d’Alfred Nakache à la future  piscine du sud de l’Agglomération – né en Algérie, cet immense champion était surnommé le « nageur d’Auschwitz », où il fut déporté durant la Seconde Guerre mondiale –, M. Auriol a ironisé, s’étonnant que les élus de la majorité biterroise vote pour un « juif arabe ».

Laisser ainsi entendre que les élus de la majorité biterroise seraient des antisémites doublés de racistes est insupportable et inacceptable. Porter de telles accusations  est une ignominie. Elles en disent long sur cet élu qui éructe à tout bout de champ.

C’est tellement vrai que Daniel Parédès, élu à Béziers et membre éminent de la  communauté juive biterroise, a tenu à quitter lui aussi la salle, consterné par les accusations abjectes portées par ce maire.

Ce qui s’est passé mardi soir à l’Agglo est intolérable et le fait que son président n’ait  pas jugé utile de s’en désolidariser l’est tout autant. Les élus qui ont quitté la salle de  Montblanc, où se tenait ce conseil communautaire, attendent de Frédéric Lacas qu’il condamne publiquement les propos du maire de Sauvian.

Ville de Béziers