Test de Samuraï Shodown : Un jeu très difficile, destiné aux joueurs passionnés

Samuraï Shodown se situe exclusivement au Japon. D’ailleurs toutes les voix sont enregistrées en Japonais, heureusement sous-titrés en français pour les joueurs qui ne maitrisent pas la langue du pays du soleil levant.

Dans cet esprit, toute la musique du jeu, des combats au déroulement des menus, rappelle l’inspiration japonaise.

Les décors des arènes de combat, magnifiques au demeurant, sont ainsi des archétypes d’une certaine vision du Japon, avec une mention spéciale pour le décor dans un jardin typiquement japonais aux feuilles roses qui tombent en arrière-plan.

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Maintenant que le décor est planté, que propose le jeu ?

Du classique, ni plus, ni moins. Il est toutefois possible dès le début du jeu de choisir, si les combats seront ou non sanglants.

Paramètres de violence graphique

Tout d’abord, un mode entraînement qui se décompose en deux parties.

Un tutoriel qui permet d’assimiler les touches nécessaires pour réaliser des coups spéciaux, des combos ou des parades. Il est à noter que ce tutoriel est le même pour l’ensemble des personnages. Il aurait été plus judicieux d’ajouter pour chaque mouvement, même si les combinaisons sont les mêmes, les effets que cela produit sur chaque personnage avec un visuel.

Pour découvrir ces effets, il faut se rendre dans le mode entraînement qui permet d’enchaîner les combinaisons avec le personnage choisi contre un autre personnage qui lui est inerte. Néanmoins cela implique d’avoir une excellente mémoire pour mémoriser l’ensemble des combinaisons.

Ensuite, en déroulant le menu de gauche à droite, les joueurs découvrent le mode en ligne. Encore une fois, c’est du classique, des recherches de combattants en matchmaking, qui peut s’avérer plus ou moins long en fonction des paramètres de recherche.

Dans ce menu, un sous-menu, se décompose en match classé, pour les joueurs souhaitant plutôt s’orienter vers l’eSport, un mode casual qui est en fait une partie où dix joueurs peuvent participer, donc plutôt orienté vers des parties entre ami(e)s, et enfin le tableau de bord (leaderboards) permettant de connaître ses résultats en ligne.

Ensuite interviennent les parties jouables contre la console. Le premier mode est le mode Histoire pour lequel à chaque personnage, une introduction est différente et par la même occasion le déroulé des combattants proposés est différent à chaque fois. Ce n’est pas réellement une histoire avec un scénario, mais plutôt des mini-histoires pour chaque personnage. Cela s’apparente à ce que l’on trouve sur Street Fighter.

Vidéo : SAMURAI SHODOWN – Mode Histoire

Puis une petite trouvaille qui est plutôt intéressante, le mode Dojo. C’est un mode de combat en ligne asynchrone. Ce mode utilise le Deep Learning. L’I.A. va créer un personnage fantôme qui est capable d’apprendre et d’assimiler les actions des joueurs en mode hors ligne.

Le gamer dans deux sous-modes appartenant à ce mode Dojo, peut soit combattre un fantôme d’un autre combattant, mais hors ligne et contrôlé par l’I.A., soit affronter cent fantômes à la suite toujours contrôlés par la console. Il vaut mieux avoir les nerfs bien solides pour tenter cette expérience.

Explication du mode Fantôme

Enfin pour en terminer avec ce menu déroulant, le classique mode combat hors ligne qui permet aux joueurs d’incarner un personnage et d’affronter un autre personnage qu’il choisit, mais qui est contrôlé par la console.

Vidéo : SAMURAI SHODOWN – Combat contre l’I.A.

Et toujours dans ce mode classique le joueur a la possibilité d’affronter un à un tous les personnages du jeu jusqu’à ce que mort s’ensuive, de faire un mode survie où cette fois-ci à la différence il faut enchaîner le plus de combats à la suite toujours en restant vivant et enfin un combat contre-la-montre, dans lequel le joueur doit vaincre le plus de combattants possibles dans un temps imparti.

En analysant ce menu, la première chose qui surprend c’est que le joueur commence par le tutoriel et c’est la base, mais ensuite lui est proposé le mode en ligne. Il aurait été plus judicieux d’insérer juste après le mode tutoriel, des combats contre l’I.A. qui permettent de vérifier que les coups acquis sont efficaces avant de se lancer dans l’aventure du mode en ligne qui est toujours plus difficile.

Cependant, les développeurs du jeu, ont sans doute choisi cette option pour caser le mode dojo qui est un mixte entre le mode en ligne et hors ligne. Cela peut se défendre, mais heureusement la liberté de naviguer dans le menu revient au joueur.

Vidéo : SAMURAI SHODOWN – Menus du jeu

Ce qui va permettre au jeu de se démarquer, ce sont les personnages jouables. En effet le jeu est en 2D comme l’est Street Fighter V, mais à la différence de ce dernier, les personnages comme pour un Soul Calibur possèdent des armes plus ou moins impressionnantes, allant de l’épée de mousquetaire pour la Française Charlotte, à une hache d’une taille démentielle pour Darli.

Cet effet 2D, allié à des armes puissantes, rend par la même occasion le jeu unique en son genre.

Liste des personnages jouables

Mais alors, les deux combinés, cela donne quoi ?

C’est ici que se trouve l’ambiguïté du jeu. Il est extrêmement difficile pour un novice de s’amuser sur ce titre sans passer des heures à s’entraîner et à apprendre les combinaisons. Même les combats contre l’I.A. sont très difficiles et il faut tryharder, c’est-à-dire être véritablement concentré pour remporter le match qui se déroule toujours en deux parties gagnantes.

Le gameplay est agréable à prendre en main, les combattants réagissent immédiatement aux commandes et les combos s’enchaînent facilement, trop facilement même lorsque l’on affronte un combattant plus fort que soi.

La difficulté du jeu est vraiment un avantage pour les joueurs expérimentés qui vont pouvoir prouver leur valeur et trouver un jeu parfait, mêlant graphisme 2D et armes blanches. Si le joueur a de la patience et aime passer des heures à s’entraîner alors là, pas de souci. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Un joueur passionné, mais qui souhaite juste faire quelques parties pour se détendre, cette difficulté va être un frein sur le long terme et ce type de joueur risque fortement de délaisser le jeu.

C’est d’autant plus dommage puisqu’il y avait d’excellentes idées dans ce jeu, comme le mode Dojo par exemple qui permettait de s’entraîner avant de jouer en ligne.

Pour bien se rendre compte de la difficulté de ce jeu, pour une fois, la conclusion ne sera pas écrite, mais visuelle. Dans la vidéo qui suit, pendant le test, j’ai affronté quatre fois de suite le même combattant, car cela est possible (cela dit en passant, c’est également une excellente idée). Le résultat fut le même à chaque fois, quatre défaites.
À vous de juger !

Vidéo : SAMURAI SHODOWN – Combat en ligne

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