70 millions d’euros de mesures immédiates pour débloquer et apaiser les personnels des services d’urgences mobilisés depuis trois mois, c’est l’annonce de ce vendredi par le ministère de la Santé.

Dès le mois prochain, la généralisation d’une prime « de risque de 118 euros bruts », pour « environ 30.000 personnes », a précisé le ministère. C’est 100 euros nets par mois pour tous les professionnels des urgences, hors médecins.

Directeurs hospitaliers, médecins, infirmiers, et syndicats étaient ce matin avec Agnès Buzyn pour lancer la « mission nationale » annoncée la semaine dernière alors que l’on note que 101 services étaient en grève jeudi en France.

Des urgences malades

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, hier jeudi : « l’idée c’est qu’on cherche ensemble des solutions pour améliorer le fonctionnement des urgences, parce qu’on voit bien qu’aujourd’hui, elles sont totalement inadaptées aux besoins de la population. »

Réquisitions et arrêt maladie

Étape cruciale du conflit à la fin mai, quand des soignants de Lons-le-Saunier ont été réquisitionnés à leurs domiciles pour compenser l’absence de collègues en arrêt maladie. Résultats à Paris et à Bordeaux, des personnels en nombre sont « tombés malades ».

Des moyens, plus de moyens

De leur côté, les professionnels insistent sur les moyens, plus de moyens avec davantage d’effectifs, et de lits d’hospitalisation pour désengorger les services d’urgences.