Imaginez la ville de Montpellier ou de Nîmes, dépourvus soudainement de toute vie humaine. Que deviendraient les animaux domestiques sans leurs maîtres pour les nourrir, les câliner, les soigner et les protéger ?

Imaginez, les cages du zoo de Montpellier des animaux sauvages s’ouvrir et libérant les lions d’Asie, les loups ibériques et autres prédateurs à la recherche de nourriture et de proies faciles dans les rues de la ville. C’est l’histoire, imaginée par les scénaristes Christophe Cazenove et Kakrinka ainsi que le dessinateur Jytéry.

Les humains ont disparu

Soudainement dans Paris, les humains ont disparu. Les rues sont désertes, les places sont vides, les appartements et les magasins sont dépeuplés. Sans la présence de l’homme, c’est la loi de la jungle qui refait surface. Un groupe d’animaux se regroupe pour tenter de retrouver une trace d’une vie humaine. Y arriveront-ils ?

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Le choix des animaux qui peuplent ce groupe est plutôt surprenant. Autant, il est concevable qu’un chien, une vache, un chat, voir un pigeon des villes cherchent la trace d’êtres humains autant la présence d’un sanglier, animal sauvage vivant dans la forêt et fuyant l’homme déteint dans la constitution de cette troupe.

Les dessins sont particulièrement bien soignés, aussi bien dans l’architecture de la ville de Paris et ses bâtiments historiques que la représentation graphique des animaux et de leurs caractères propres. Le chien marque son territoire un peu partout, les poules sont idiotes, les pigeons aspergent les rues et les bâtiments d’excréments, le sanglier est peureux et le renard est malin. Néanmoins, il est difficile de s’attacher à ces personnages. L’osmose du groupe ne fonctionne pas. Le scénario traîne en longueur et on ne comprend pas réellement vers quoi les scénaristes veulent nous emmener. L’impression qui domine est une visite de la ville de Paris et une vague idée d’écologie semble planer au-dessus de la bande dessinée sans vraiment comprendre, si elle a un rapport avec la soudaine disparition des êtres humains, ou si c’est un message idéologique de la part des scénaristes.

Cependant, quelques répliques bien imaginées, nous esquissent un sourire, mais Christophe Cazeneuve scénariste de talent, reconnu pour ses séries, les Gendarmes, les Pompiers, les P’tits Mythos ou les Sisters nous avait habitué à beaucoup mieux. Cette bande dessinée est une déception à la hauteur que l’idée originale pouvait représenter. Tout est quasiment à revoir dans la suite de la série pour accrocher les lecteurs.

La bande dessinée « Les cinq sans maîtres – Tome 1 » est disponible depuis le 15 mai 2019 aux éditions Bamboo et comprend 48 pages.

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