Chers amis, chers camarades,

Pour les syndicats Force Ouvrière du Gard, il apparaît en ce 1er Mai 2019 nécessaire de rappeler que l’histoire du mouvement ouvrier pour son émancipation de toutes les formes d’exploitation s’est ancrée dans le combat intransigeant pour la liberté de revendiquer et son corollaire, la liberté de manifester.

Rien n’est jamais acquis définitivement mes camarades.

Les événements que nous vivons dans ce pays depuis quelques mois sont là pour nous le rappeler.

N’oublions jamais l’origine même du 1er Mai, fête internationale des travailleurs, et non « fête du Travail » du sinistre Pétain…

Le 1er Mai, fête internationale des travailleurs, a été institué à l’origine pour commémorer un massacre d’ouvriers américains en grève qui manifestaient au Haymarket Square de Chicago pour obtenir la journée de huit heures.

Où en est-on en France en mai 2019 ?

Nous sommes face à un homme, Monsieur Macron, et son gouvernement, qui viennent de restreindre par une loi de circonstances, condamnée par tout ce qui fait autorité en matière de défense des libertés démocratiques, comme attentatoire directement à la liberté de manifester.

Cette loi vient elle-même comme un point d’orgue, dans le cadre de mesures de répression inouïes, terribles, inhumaines, contre des travailleurs actifs, chômeurs et retraités, des mères de famille, des personnes âgées qui ont le front de vouloir réclamer de pouvoir vivre décemment dans le pays qui compte le plus de milliardaires de toute l’Europe.

Chaque semaine, ce monsieur Macron et son gouvernement sont responsables, en refusant de satisfaire les légitimes revendications de justice sociale de ces travailleurs, de vouloir les faire renoncer par une terreur d’Etat méthodiquement organisée.

On ne compte plus les mutilés, les placés en garde à vue, les fichés, jusque sur le lit des hôpitaux.

Alors oui, mes camarades, ce 1er Mai 2019, pour les syndicats Force Ouvrière du Gard, prend un relief particulier.

Nous le plaçons délibérément sous le signe de la nécessaire unité pour la défense des libertés démocratiques, de la liberté de revendiquer, de la liberté de faire grève et de manifester pour obtenir satisfaction. C’est pourquoi nous sommes satisfaits que tout à l’heure c’est un cortège uni, syndicats, gilets jaunes, gilets rouges, stylos rouges, appuyé par des organisations démocratiques, qui va se rendre à la Préfecture du Gard.

Unis, nous ferons respecter nos droits !

Unis, nous ferons reculer les liberticides !

Unis, nous gagnerons nos légitimes revendications !

Nous avons bien entendu le sermon de Monsieur Macron l’autre soir.

C’est extraordinaire ce que cet homme est sourd et aveugle…

Non seulement il ne change rien de tout ce qu’il a fait avant en matière de détricotage de notre modèle social, mais il en rajoute : baisse des impôts qui torpillent les services publics, opposition des retraités entre eux, opposition des générations entre elles,  légitimation de la loi Blanquer de destruction de l’Education Nationale, de la loi Buzyn de démantèlement du système de santé, loi de privatisation de la fonction publique, attaque contre le système de retraite et allongement du temps de travail.

Aucune augmentation du smic et des minima sociaux, maintien de la CSG, du CICE, du pillage de la Sécurité Sociale …

Alors, que nous reste-t-il à faire camarades ?

Sinon parler plus fort ! C’est ce que vont faire tous les syndicats de fonctionnaires unis en appelant à la grève ensemble le 9 mai prochain.

Nous serons aux-côtés d’eux, même si nous ne sommes pas fonctionnaires en activité, car la défense du service public nous concerne tous.

En avant pour les revendications ! Préparons ensemble le blocage économique du pays ! Obligeons les à ouvrir de véritables négociations sur nos revendications ! Ca suffit les « grand débat » et autres « conférences sociales » destinés à nous enfumer.

Vive le 1er mai 2019

Union Départementale Force Ouvrière du Gard