Éléments de compte rendu de la réunion du comité de résistance et de reconquête de Montpellier CLRR du 11 Mars 2019 à la Carmagnole

La réunion du CLRR s’est tenue à La Carmagnole dans le cadre de la préparation de la convention nationale du Comité National de Résistance et Reconquête du 30 Mars prochain.

Une cinquantaine de militants syndicalistes, politiques de toutes tendances FI, du PG, du POI, du PCF et de « gilets jaunes » se sont exprimés pendant deux heures.

A la tribune avaient pris place nos camarades Stéphane, Laurent, Jean Pierre, Dominique, Johanna (membre de la commission convergence des GJ du Peyrou) et Alban.

Les nombreuses interventions ont eu lieu, riches et variées.

Jean Pierre a tout d’abord fait un petit historique du CLRR de Montpellier qui depuis plusieurs années, permet à nombre de militants ouvriers, syndicalistes de toutes tendances d’échanger, de s’organiser, et d’agir ensemble sur l’orientation de résistance et de reconquête des acquis de 36/45. Les militants des CLRR se réunissent dans une situation politique de basculement de société qu’organise Macron qui a débouché sur un élargissement significatif de notre comité. Depuis le 10 novembre dernier, lors du rassemblement national qui avait rassemblé 2000 militants, la colère sourde accumulée dans la classe ouvrière a éclaté au grand jour avec les gilets jaunes.

L’ensemble des interventions démontraient l’intense recherche d’une issue politique : comment faire céder ce gouvernement affaibli porté à bout de bras par des medias aux ordres mais continuant pourtant à mettre en place ses reformes destructrices ?

Comment la jonction peut-elle s’opérer avec ces milliers dont la mobilisation chaque samedi donnent confiance à toute une série de militants syndicalistes? Les dirigeants ne freinent-ils pas la possibilité d’y aller tous ensemble ?

Les élections européennes sont passées au second plan, mais faut- il totalement en négliger le résultat ?

Et la question : comment aider à gagner ?

Quelques remarques des participants :

  • « le soucis c’est que ce mouvement prenne de l’ampleur » « Il faut se mettre à la disposition du mouvement »
  • « On a la possibilité de donner de l’ampleur au mouvement », « Une plateforme commune est nécessaire pour travailler ensemble, syndicalistes et GJ pour pouvoir les faire céder »
  • « Je suis en colère quand je vois  le peuple dehors et que les organisations syndicales ne sont pas là »
  • « je suis convaincue que  la convergence des luttes avec les syndicats est nécessaire »
  • « il faut dissoudre l’assemblée nationale et aller vers une constituante avec des élus s’appuyant sur des assemblées populaires citoyennes »
  • « Il faut une amnistie pour ceux qui ont été arrêtés et une indemnisation des mutilés » 
  • -« Comment faire bouger les dirigeants des UD ? », « On est fatigués mais on ne va pas lâcher »
  • « Pourquoi les GJ existent ? Les directions syndicales avec leurs grèves perlées et leurs journées d’action depuis des années ont épuisé les militants, c’est la suite de « il faut savoir terminé une grève en 36 » et de « il faut se retrousser les manches en 45 », 
  • «L’hôpital est un acquis de civilisation, le combat qui se mène c’est la civilisation contre la barbarie, et ça sera soit l’un, soit l’autre, et nous nous battons pour la civilisation »,  
  • « L’Education Nationale n’est pas épargnée par l’offensive néolibérale de déconstruction des services public . Marchandisation/privatisation plus ou moins rampante de tout le système : Loi sur l' »école de la confiance », réformes du lycée et du bac, Parcoursup, explosion du montant des droits d’inscription à l’université ».
  • « Le 19 Mars il faut répondre positivement à la lettre des GJ invitant syndicats et militants à l’AG au Peyrou en fin de manif »,
  • « On est  dans une situation de lutte des classes ; d’un côté la classe dominante qui veut faire passer toutes ses contre réformes, de l’autre la classe populaire qui s’est baptisée GJ et qui ne veut plus subir ».
  • « Les GJ ne croient pas au grand blabla, les syndicalistes ne croient pas aux concertations avec  » les partenaires sociaux » », 
  • « Le peuple Algérien et sa jeunesse manifestent dans tout le pays contre le régime et pas simplement contre un cinquième mandat. Et cette mobilisation massive a ouvert une crise sans précédent »
  • « A ne pas prendre en compte la situation exceptionnelle, les dirigeants syndicaux prennent le risque et la responsabilité d’affaiblir les syndicats, de provoquer une vague de dégagisme en direction de leurs propres organisations. Ils tournent le dos à une génération de travailleurs, en particulier des jeunes, qui auraient pu se syndiquer et qui vont détourner des syndicats. C’est un jeu dangereux, qui profite bien à Macron qui utilise cette division et reçois dans le même temps les syndicats pour préparer la réforme des retraites… ce petit jeu peut nous coûter très cher ! »

En fin de réunion, des camarades se sont proposés pour être délégués à la convention nationale du CNRR du 30 Mars et d’en rendre compte : il s’agit de Dominique, Jean Pierre, Laurent. Cette délégation n’est pas définitive. Une cagnotte est faite pour le paiement de la location salle et les billets de train ont été entièrement financés. Puis un repas convivial et fraternel a été pris en commun par 27 participants.

Nous tenons à remercier la Carmagnole de son accueil ainsi qu’à Jean Marie, Valérie et Christophe pour l’organisation du repas.

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