« Rencontres Marx » invite les curieux Montpelliérains à deux conférences au cours du mois de mars.

La première conférence aura lieu jeudi 21 mars à 18h30 et portera sur le thème : « Mémoire individuelle et mémoire collective : quels enjeux politiques ? », en présence de Denis Brouillet, professeur émérite en psychologie cognitive et Frédéric Rousseau, professeur d’histoire contemporaine.

« Dans un premier temps, il sera question de confronter une approche individuelle de la mémoire par les connaissances acquises en psychologie cognitive aux théories de la mémoire collective développées en histoire notamment. Dans l’échange avec les présents, nous interrogerons les enjeux de la mémoire, son utilisation politique et toutes les questions que vous voudrez venir débattre. »

Le rendez-vous est donné salle Guillaume de Nogaret, rue Pitot à Montpellier.

La deuxième conférence aura lieu mardi 26 mars à 18h30, sur le thème : « Évolution des classes populaires. Quelle est la place des ingénieurs, cadres, techniciens (ICT) », en présence de Vincent Gautheron, secrétaire national de l’UGICT-CGT.

« La population active en France a connu des bouleversements considérables, particulièrement depuis les années 60. Formidable extension du salariat et recul du nombre des indépendants. Après la crise de 1974-75 la classe ouvrière est affaiblie en nombre et dispersée dans des établissements plus petits, y compris dans le secteur des services.
À ce recul répond la croissance considérable des professions libérales et des employés.
Alors que les cadres représentaient en 1962, 0,9 M de personnes (4,7% de la population), sa part a plus que triplé en 2007 (4M 15,8%).
L’accentuation de la division du travail intellectuel/manuel avec la révolution numérique et les progrès techniques qui supposent la croissance de la formation et de l’enseignement entraîne le développement des professions intellectuelles dans tous les domaines.
La concentration capitaliste dans le commerce chasse les petits commerçants au profit des grandes surfaces, spécialisées ou pas. Elle entraîne aussi un accroissement des fonctions d’administration et de gestion.
Mais la notion de cadre est une notion fourre-tout. Qu’y a-t-il de commun entre un cadre supérieur du siège d’une multinationale et l’ingénieur informatique qui travaille dans un site informatique d’une entreprise sous-traitant sa maintenance ? Rien ! »

Le rendez-vous est donné salle Lacordaire, 6 rue des Augustins à Montpellier.