Ce mardi 19 février, une centaine de militants s’est rassemblée pour marquer le début d’une campagne en soutien au Venezuela, contre la tentative de putsch organisé par les USA.

L’ensemble des intervenants a martelé le danger pour la vie de millions de Vénézuéliens que constitueraient une intervention militaire ou l’arrivée par un coup de force d’un gouvernement de choc contre les acquis sociaux, les nationalisations, l’indépendance du pays… tout ce qui représente des obstacles a l’appétit de la finance.

Bien entendu, tout cela n’a rien à voir avec la démocratie.

Nous continuerons à combattre contre l’aide qu’offre notre propre gouvernement à cette entreprise.

Montpellier, le 20 février 2019

Intervention de Nicolas Cossange, Secrétaire Départemental du PCF dans l’Hérault Conseiller Régional d’Occitanie

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

Avant toute chose, nous sommes réunis ici en soutien au peuple Vénézuélien, à la Révolution Bolivarienne et à son Président élu et légitime, Nicolas Maduro. Dans quelques instants, à quelques mètres, se tiendra le rassemblement contre le racisme et l’antisémitisme, ces deux moments ne s’opposent pas, le PCF fait parti des Partis signataires qui prendront part à ce rassemblement.

Depuis quelques années, les médias français et occidentaux font un vrai travail de sape dans l’opinion publique sur la situation au Vénézuéla. Un pas supplémentaire vient d’être franchi avec l’auto-proclamation de Guaido comme Président par intérim, sa reconnaissance immédiate par les puissances capitalistes. Alban, dans sa présentation, rappelait l’opération de propagande menée autour des guerres impérialistes au Proche et Moyen-Orient, je partage totalement son analyse : tout est fait pour mettre au ban le Vénézuéla, pour y préparer dans les esprits une intervention directe ou indirecte. Dans son immense majorité, le peuple vénézuélien ne faiblit pas dans son soutien à Nicolas Maduro et à la Révolution Bolivarienne et aux innombrables acquis sociaux et sociétaux qu’elle a su mettre en place. Nous ne sommes pas naïfs, nous savons pertinemment les raisons profondes qui motivent les Etats-Unis et leurs nations affidées de l’OTAN (dont la France et l’Union Européenne), nations de plus en plus isolées sur la scène internationale dans leurs obstinations et visées impérialistes :

– Les réserves de pétrole du pays. – La mise au pas d’une Révolution Bolivarienne, quand dans le même temps des dirigeants fascistes et/ou fascisants parviennent les uns après les autres au pouvoir. Trump aux Etats-Unis, Orban en Hongrie, Bolsonaro au Brésil, Salvini en Italie… Partout ils sont mis en place par et pour le Capital.

C’est pourquoi le Parti Communiste Français réaffirme son soutien au peuple Vénézuélien, à la Révolution Bolivarienne et à Nicolas Maduro seul Président légitime. La solidarité internationale n’est pas un supplément d’âme pour celles et ceux qui luttent pour la paix et le progrès social, elle est déterminante dans notre capacité à mener et à gagner nos propres luttes.

Viva Maduro, viva Venezuela !

Nicolas Cossange Secrétaire Départemental du PCF dans l’Hérault Conseiller Régional d’Occitanie

Intervention de Nelly Lacince La France Insoumise

Les groupes d’action Montpellier France insoumise, signataires ont tenu à répondre présents lors de ce rassemblement contre le coup d’état au Venezuela.

Notre mouvement est suffisamment attaqué par la justice et l’état ici pour ne pas comprendre ce qui se joue au Venezuela.

Oui, ceux qui osent s’attaquer à la finance et au libéralisme sont aujourd’hui attaqués dans les médias. C’est aussi le cas des gilets jaunes

La France insoumise sera toujours du bon côté de la barricade. Combattre ici pour défendre nos acquis est indissociable du combat pour la solidarité internationale. Le peuple Vénézuélien est victime de la richesse contenu dans ses terres, le pétrole.

Je ne vais pas refaire l’histoire de ce pays. Tout vient d’être dit.

Ensemble ne lâchons rien, retrouvons nous pour continuer ce nobles combat. Nous ne sommes pas seuls nous sommes la majorité. Les peuples vaincront, je vous remercie.

Intervention de Franck Fiandino Secrétaire du Parti de Gauche 34

Le 23 janvier 2019, Juan Guaido, s’est autoproclamé président du Venezuela à la suite d’une manifestation à Caracas. Aussitôt, Donald Trump l’a reconnu officiellement par un tweet, aujourd’hui Emmanuel Macron le reconnaît comme « président en charge » pour mettre en œuvre un processus électoral.

Pour rappel, dès 2013 Juan Guaido membre du parti Volonté populaire (VP) a refusé de reconnaître le résultat des urnes en déniant toute légitimité aux institutions démocratiques issues du scrutin présidentiel. En 2014 il participait aux actions des coupeurs de rues à Caracas « Guarimbas » avec un tragique résultat de plusieurs dizaines de morts. Grâce à ces actions criminelles il se fait élire député en 2015 avant de soutenir les « Guarimbas » de 2017 entraînant le blocage du pays à travers la stratégie du chaos.

Le 26 janvier dernier, le conseil de sécurité l’ONU seule instance légitime à œuvrer à la sécurité collective basée sur le droit international rejette l’ultimatum de plusieurs gouvernements d’Europe (dont la France) à convoquer des élections.

Le 4 février 2018 est un triste jour pour la France. En suivant l’ingérence des États-Unis dans les affaires d’un État souverain, Emmanuel Macron discrédite la diplomatie française dans son rôle de médiation qui était habituellement le notre.

De plus, il ajoute de l’huile sur le feu en mettant en péril l’ensemble de nos compatriotes vivant dans la région ainsi que celle des populations du continent en provoquant une escalade vers une guerre. Il est encore temps de revenir à la raison.

Le parti de gauche appelle le gouvernement français à respecter l’indépendance du Venezuela, les décisions de l’ONU et les propositions de dialogue. Seule une solution politique négociée pourra éviter cette surenchère, il est temps de soutenir la médiation proposée par le Mexique, l’Uruguay, le Vatican et le Secrétaire Général de l’ONU.

Intervention de David Joviado Parti Ouvrier Indépendant

Chers camarades, J’interviens au nom du Parti Ouvrier Indépendant de Montpellier. Comme des millions de français, nous avons encore en mémoire l’atroce guerre en Irak, emmenée par Bush et ses alliés, qui a conduit à la dislocation de ce pays, laissant des millions de cadavres, de mutilés, de torturés. À l’époque, cela nous avait été présenté comme une guerre contre un pays qui aurait eu des liens avec le terrorisme et possédant des armes de destruction massive. Un immense mensonge qui avait été répété sur toutes les chaînes, dans tous les médias.

Et aujourd’hui, après l’Irak, la Libye, la Syrie, l’Afghanistan… le gouvernement Macron voudrait nous rejouer le même scénario. Ainsi, une campagne médiatique hystérique tente de nous expliquer la chose suivante : Maduro, en accordant des acquis sociaux sans intérêt pour les spéculateurs, a conduit son pays à la crise, et réprime son peuple. Incroyable mais vrai : celui qui fait donner la répression contre les Gilets jaunes et qui a été élu avec moins de pourcentage de voix que Maduro, vient donner des leçons de démocratie, apportant sa pierre à l’édifice visant à préparer les conditions d’une intervention militaire pour détruire le Venezuela.

Après le putsch au Brésil qui a vu Bolsonaro, l’homme de Washington, prendre le pouvoir sur l’immense fraude qu’a constitué l’emprisonnement de Lula, voici maintenant le putsch du Venezuela.

Ainsi donc, la crise au Venezuela serait due aux acquis gagnés par la mobilisation du peuple. Mais pourquoi ne rien dire sur les mesures imposées par Washington, comme l’impossibilité de toutes transactions financières qui frappe le Venezuela ? Pourquoi ne rien dire sur les 3 milliards d’avoirs qui ont été tout simplement volés par l’impérialisme comme mesure de contrainte ? Pourquoi ne rien dire sur le fait que le Venezuela est un pays qui exporte essentiellement du pétrole, et que la spéculation sur sa monnaie est d’autant plus facile ? Dire cela, revient à pointer du doigt non les acquis sociaux et les mesures de nationalisation, mais bien la logique d’ensemble du capitalisme.

Ces derniers jours, les médias affirment en boucle : le gouvernement Maduro refuse l’aide humanitaire. De quoi s’agit-il ? Une agence nord-américaine, l’Usaid, a acheminé, cette semaine, à Cucuta, quelques camions transportant de « l’aide humanitaire », pour un montant de 20 millions de dollars. L’ensemble de la presse bien-pensante internationale a dépêché ses reporters pour montrer les images de ces camions et « dénoncer » le caractère inhumain de la « dictature » de Maduro, qui aurait fermé la frontière. Or cette même presse oublie que le pont de Tienditas (sur lequel on voit trois camions bloqués) est en fait fermé depuis 2015 pour éviter les trafics qui y existaient. À juste titre, le gouvernement Maduro n’accepte pas la prétendue aide de 20 millions de dollars. Par contre il veut récupérer les milliards qui appartiennent à la nation au profit des besoins du peuple vénézuélien et qui ont été purement et simplement volés avec la complicité des banques.

Ceux qui évoquent ainsi la « crise du Venezuela » en accusant Maduro, font mine d’oublier la crise des subprime de 2008, les crises des années 90 qui ont conduit à l’asphyxie de pays entiers comme l’Argentine, le Mexique ou l’ Equateur, les répressions sanglantes des dictatures au Panama ou au Guatemala et le sort atroce réservé au continent africain, pourtant le plus riche de la planète.

Les mêmes qui livrent la Grèce aux plans de l’Union européenne, les mêmes qui en France prévoient la casse des hôpitaux avec la nouvelle loi Buzyn, qui proposent d’augmenter les frais d’inscription à 2700 et 3700 euros pour les étudiants hors Union Européenne après avoir instauré la sélection avec Parcoursup, qui laissent les personnels des Ephad dans des conditions déplorables, ceux qui veulent détruire les enseignements et le statut des enseignants avec la réforme du bac et la réforme Blanquer, ceux qui étranglent les petits paysans obligés de mettre la clé sous la porte, qui cherchent à entrainer les syndicats dans la voix de la co élaboration de la contre- réforme des retraites font voter la loi liberticide anti casseurs et prépare la remise en cause de la loi de 1905, les mêmes poussent des hauts cris contre le gouvernement Maduro !

Le POI ne s’associera jamais à cette campagne qui prépare la voie à la barbarie au Venezuela. Nous serons aux côtés des organisations et de tous ceux qui veulent manifester leur solidarité internationale au peuple du Venezuela dont la souveraineté est menacée.

Unité contre l’ingérence des grandes puissances contre le Venezuela ! Macron, Trump, ne touchez pas au peuple vénézuélien !

Fédération PCF de L’Hérault – Section Montpellier du PCF
Parti de gauche 34
POI34
Groupes d’appui LFI : Aiguelongue/Boutonnet, Castries, Grisettes