Au niveau mondial la société Lego estime que chaque personne sur terre possède au moins trente pièces de Lego.

Pour tout comprendre de ce phénomène, nous avons rencontré les membres de l’association The brick gardoise qui nous ont fait partager leur passion le temps d’un samedi et contrairement aux idées reçues, les Lego ne sont pas qu’un jeu d’enfants loin de là. Découverte.

Une histoire riche en rebondissements.

Si, incontestablement, les Legos sont un des leaders du marché mondial du jouet, force est de constater que ce leadership n’a pas toujours été le cas et que la société a franchi des hauts et des bas, jusqu’à la quasi-fermeture de la société.

C’est en 1932, que tout commence dans une petite société danoise fondée par Ole Kirk Kristiansen. Et loin de la fabrique de jeux, telle que connue à l’heure actuelle : c’était une petite menuiserie. L’homme fabrique des jouets en bois, tels un petit canard à tirer ou bien encore des cubes.

Le nom Lego vient de la contraction de deux mots danois « leg godt » qui signifie bien jouer. La société fonctionne plutôt bien, mais un incendie ravage l’usine en 1942.

La société continue néanmoins et en 1958, elle optera pour le plastique avec le système d’emboîtement tel que tout le monde les connaît aujourd’hui. C’est la grande époque du Lego système, les années soixante-dix et 80 voient l’envol de la marque en même temps que son plus farouche concurrent Playmobil.

S’ensuivent des années un peu difficiles, Lego souhaite s’adapter aux filles, ce qui ne fonctionne pas, lance des produits plus gros, et même des produits à usage non récréatif tel un Lego de 200 mm sur 50 mm pour les architectes.

Dans les années 1990, la société Lego a failli fermer ses portes. Son génie a résidé dans l’embauche d’une personne venant de l’extérieur et qui a décidé de s’occuper des licences.
La première a été le partenariat avec la firme Star Wars, un réel succès qui ne s’est plus démenti depuis.

Aujourd’hui le Lego est le troisième producteur mondial de jouets.

Un langage bien spécifique aux amateurs de lego

Les amateurs français se font appeler « Freelug », french enthousiast lego user group, les « Aful » adults fans of Lego, pour les plus jeunes les Kaful, kids fans of lego, et enfin les MOC signifiant my own creation en français ma propre création.

Par ailleurs, les aficionados ne colleront jamais leurs Lego ils les monteront et les démonteront même si la reconstruction prend des dizaines d’heures.

Ainsi, des pièces gigantesques tel le faucon millénium qui comptent 8 000 pièces (le plus gros Lego jamais proposé au public), nécessite pour un habitué environ 17 heures de travail.

Un marché de l’occasion extrêmement lucratif.

La société Lego a su et assume le fait de faire de la rareté. Ainsi dans la série Lego star pars, l’entreprise a proposé plus de 1.000 petits personnages différents tous en éditions limitées afin de faire monter les prix. Le plus emblématique de la série étant un C3Po tout doré, exclusivement vendu dans les magasins calmar (supermarchés américains). Sortis à 10 000 exemplaires, les collectionneurs se ruent dessus afin de faire de l’achat revente avec une bonne marge en prime.

Certaines de ces petites pièces rarissimes peuvent valoir jusqu’à 300 ou 400 euros pièce.

De même, la société a ouvert un large éventail de produits dérivés avec l’arrivée de jeux vidéo avec comme personnages des Lego, mais reprenant les grands films du moment (Pirates des caraïbes, stars pars, Harry Potter, les jeux étant à destination des enfants sur 3DS.

Preuve s’il en est que la société a su rebondir elle sort un second opus du film, la grande aventure en février 2019.

Vous avez manqué l’exposition sur les Legos, pas de panique, la vingtaine de bénévoles de l’association expose très souvent leurs œuvres, pour le plaisir des petits et des grands.

Vous pouvez les retrouver et les suivre sur leur page Facebook The brick Gardoise.