Décalage entre la cruauté des images filmées et les sanctions infimes que risque le directeur de l’abattoir d’Alès. Il est jugé pour « installations et équipements non conformes » et comparaît ce lundi 11 février devant le tribunal de police.

“Une société évoluée ne peut accepter une telle souffrance”

Octobre 2015, la diffusion d’une vidéo de l’association L214 difficile à regarder et difficile à assumer en tant que consommateur, peut se résumer à cette parole d’Hélène de Fougerolles qui présente la séquence : “une société évoluée ne peut accepter une telle souffrance.

Après ces images, le parquet d’Alès avait ouvert une enquête préliminaire sur des « faits d’actes de cruauté et mauvais traitements sur animaux. » Dans un communiqué, le maire LR de la ville, Max Roustan s’était dit « ému par ces images » et avait ordonné « la fermeture immédiate à titre conservatoire de l’établissement, ainsi que le lancement d’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ».

Aujourd’hui, les associations qui se sont portées parties civiles se disent scandalisées par le côté expéditif du procès et les faibles sanctions retenues à l’encontre du directeur de l’abattoir. Dans son communiqué de presse, L214 souligne : “175 infractions ont été relevées par les services de police judiciaire, assistés par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP). Pourtant, seulement 3 infractions sont poursuivies par le procureur de la République et seront jugées devant le tribunal de police d’Alès le lundi 11 février.