L'Occitanie, c'est aussi la Région du fromage

Les Sétois qui pensaient assister lundi 21 janvier dernier aux vœux du maire de Sète ont compris qu’il avaient en fait assisté aux vœux du candidat Commeinhes.

Le lyrisme ampoulé du discours écrit par son cabinet n’aura pas suffi à masquer le caractère cynique et électoraliste du propos.
Disons-le simplement, le catalogue de projets présenté constitue le programme électoral du candidat Commeinhes et non celui du maire élu pour encore 13 mois.
La plupart des projets évoqués se résument en fait à des images de synthèse purement virtuelles, n’étant à ce jour ni financés ni a fortiori programmés. Ce sont donc des promesses électorales qui n’engagent que ceux qui veulent encore croire en la parole de F. Commeinhes : celui qui proposait de créer une patinoire, un parking de 500 places sous le môle, un palais des congrès, un cinéma multiplexe…Et, en paraphrasant Coluche, on peut dire que le catalogue de promesses est tel qu’il faudrait le budget des Etats-Unis pour imaginer le réaliser.

Cynisme encore lorsque le candidat Commeinhes vante les mérites de la démocratie participative alors que strictement aucun des projets présentés n’a fait l’objet de la moindre concertation.

Le plus emblématique est celui de créer une salle polyvalente en cœur de ville après avoir décidé dans la plus grande improvisation la destruction de la salle G. Brassens. Le scénario est ubuesque : destruction de la salle Brassens, location d’une structure démontable pour 400 000 euros (sans compter les frais de gardiennage) qui serait installée sur un parking de près de 100 places, construction d’une salle sur l’actuel parking du plan Jules Moch, quand le parking sous la place Aristide Briand sera réalisé, autrement dit à la Saint Glinglin, voire jamais… En résumé, il s’agit de détruire une salle pour gagner 60 places de parking et en construire une autre à la place d’un parking de 75 places. Les vœux du candidat Commeinhes, en fait, c’est un hommage aux Shadoks !

Plus grave encore, ce discours de vœux était en fait marqué du sceau du mensonge, car même un chiffrage sommaire du catalogue annoncé permet de constater qu’il excède de loin les capacités de financement de la ville.
Il y a donc un mensonge, soit sur la baisse des impôts promise, soit sur le désendettement de la ville, soit sur la réalisation effective de projets annoncés.
Mais la possibilité d’un triple mensonge n’est pas à exclure…

Sébastien Denaja pour les Élus de Puissance Sète – Le Rassemblement
24 janvier 2019