« foule haineuse» et premières réactions aux déclarations d’Emmanuel Macron

« foule haineuse » a été le principal dérapage du Président de la République française, dans ses vœux aux Français pour l’année 2019.

Cette expression intervient dans un contexte répressif vis-à-vis de la soi-disant « foule haineuse », où les forces de police ont, de façon particulièrement musclée, largement utilisé les « Flash-Balls, et grenades explosives » : 12 morts, 4000 personnes interpellées.

« foule haineuse » : c’est le propos du Président. Ce dérapage d’Emmanuel Macron pose une question beaucoup plus sérieuse. Ce jeune Président, beau mec, intelligent, énarque, etc…, ne doit-il pas se remettre en cause dans sa gestion, depuis près d’un an et demi, de la cinquième ou la sixième puissance mondiale? Notamment dans l’exercice de son pouvoir présidentiel sans succès évident. On peut en douter.

En parallèle, aucune réponse n’a été apportée à la crise sociale des gilets jaunes (qui n’ont pas été cités une seule fois, dans les 16 minutes de son intervention du 31 décembre).

« Je suis au travail, fier de notre pays, fier de toutes les Françaises et de tous les Français ». On attendait à cette veille du Nouvel An, quelques annonces d’apaisement social pour l’ensemble de la population. : aucune.

« Vérité, dignité et espoir » tels ont été les trois « vœux » du Président. Mais pour quel contenu ? Aucune annonce sur le plan social, économique, politique ou démocratique. Les mesures concrètes sont renvoyées à plus tard…

« Le débat national qui s’ouvre, doit nous permettre de parler vrai », mais sans formalisation concrète et encore moins d’expressions populaires, notamment référendaires, par exemple via le biais du « RIC » (Référendum d’initiative citoyenne). Il a pourtant  assuré que la colère des manifestants était « juste à bien des égards ».

« foule haineuse » : le président s’apprête visiblement à affronter de nouvelles contestations sur les réformes qu’il s’apprête visiblement à, sinon mener, tout du moins entamer dans les semaines ou mois qui viennent : la révision du statut des chômeurs, celui des retraités (habilement reporté à après les élections européennes), ou encore la répartition de la fiscalité locale. Plus inquiétant. Emmanuel Macron a ressorti le thème de l’immigration, lors de son intervention. Thème à risque.

« Je suis au travail » a-t-il déclaré, notamment sur la question européenne, prônant une réforme constitutionnelle. Pour l’instant, il est  formellement isolé dans l’Union européenne, l’Allemagne ayant vivement fermé la part à toute modification.