Les conducteurs qui n’ont pas réglé le péage pendant les manifestations des « Gilets Jaunes » pourraient recevoir une facture. Alors que la société autoroutière n’est pas encore capable de chiffrer le manque à gagner causé par les passages gratuits.

Mettre en avant certains pour mieux « gronder » les autres. Culpabiliser, sur le terrain de l’injonction les communicants chez Vinci Autoroutes savent y faire. Ainsi Franceinfo relaie les mots de la société qui affirme que : « beaucoup de clients ont déjà contacté d’eux-mêmes le service clients pour régler leurs trajets, » et les « remercie » pour « leur civisme ». Et pour les autres alors ? En premier lieu, Vinci Autoroutes dit ne pas vouloir les pénaliser, uniquement leur envoyer la facture. La société d’autoroute a donc accès au fichier des plaques d’immatriculation du ministère de l’Intérieur ? Oui, depuis plusieurs années déjà Vinci Autoroutes a obtenu un sésame pour consulter le système d’immatriculation des véhicules (SIV) et pouvoir lutter contre les fraudeurs.

La croissance, elle n’est juste que si elle est partagée

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement a trouvé « très incongru, pour rester poli » le choix de Vinci Autoroutes. En précisant sur franceinfo, ce mardi : « ce n’est pas une bonne manière de procéder dans la période », puis : « j’invite les cadres dirigeants du groupe Vinci à aller sur les ronds-points. Et à écouter ce que les Français ont dit ». Il glissera aussi, en donnant en exemple les entreprises qui joueront le jeu sur la prime exceptionnelle : « la croissance, elle n’est juste que si elle est partagée. »

À suivre, dans l’après-midi de ce 18 décembre, Élisabeth Borne, ministre des Transports recevra des représentants du groupe « pour faire un point […] à quelques jours d’un week-end de grands départs.»