La Marche pour le climat s’est maintenue à 14 h 30 sur l’Esplanade, avec une participation comprise entre 1000 et 1500 manifestants

En parallèle, la manifestation des gilets jaunes aurait compté entre 2000 et 3000 participants, dans un climat détendu, avec une présence discrète des forces de police.

Fallait-il maintenir au niveau national, la « Marche pour le climat », le samedi 8 décembre, en dépit d’un contexte très tendu ?

Oui, ont répondu les organisateurs, notamment l’association Les amis de la Terre, Attac ou encore le mouvement citoyen Alternatiba. « Nous avons un message essentiel à envoyer au moment où se tient la Cop 24 en Pologne, il n’était donc pas question de décaler la manifestation, d’autant qu’elle est internationale », explique Marion Esnault, l’une des porte-parole d’Alternatiba.

Quelques questions à Jérémy Serra, l’un des organisateurs du rassemblement à Nîmes, peu avant le rassemblement nîmois.

Jérémy Serra fait partie du collectif « Il est encore temps d’agir ». La mobilisation locale organisée par ce mouvement a aussi été accompagnée par « Nîmes en Transition ».

Êtes-vous satisfait de cette mobilisation à Nîmes sur les risques climatiques  ?

J.S. : Il y a beaucoup de monde et les gens sont contents de se retrouver ensemble. Nous avions prévu la participation de quatre fanfares, beaucoup de chansons et des débats se sont déroulés avec les participants à ce rassemblement.

Vous organisez cette « Marche pour le climat ». Qui êtes-vous en tant que mouvement ?

J. S. : Nous sommes un mouvement jeune, qui s’est constitué récemment, notamment après la démission de Nicolas Hulot qui a posé de bonnes questions au gouvernement. Nous sommes hors des partis, de sensibilité bien sûr écologiste. Il y aura des « marches pour le climat » dans 140 villes ce samedi 8 décembre. ET nous parions que la mobilisation sera aussi forte qu’à Nîmes aujourd’hui.

Vers 15 heures, les Gilets jaunes vont se réunir devant la préfecture, qui se trouve à quelques dizaines de mètres de votre rassemblement. Y aura-t-il aujourd’hui une convergence des deux mouvements ?

J.S. : Non, je ne le pense pas. Quelle que soit la sympathie que l’on peut porter à cette mobilisation sociale, nous menons des combats sur des terrains différents.