Répression devant les lycées de Montpellier : Monsieur le Préfet, arrêtez immédiatement le déploiement policier devant les établissements !

Les lycéens exigent la défense du bac / premier grade universitaire, et la liberté d’inscription dans la filière de leur choix : ils ont raison !

Dans une lettre adressée à l’ensemble des personnels, le ministre de l’éducation, JM Blanquer, en appelle « à la responsabilité de chacun et à un discours de sérénité adressé aux élèves ». C’est une demande à peine voilée, que les enseignants et les proviseurs se fassent les portes paroles des appels à ne pas aller manifester lancé par un gouvernement incapable d’entendre raison, refusant toute négociation sur la base des revendications.

Mais au fait, contre quoi manifestent les lycéens ?

Au cœur des revendications : le refus de Parcoursup et de la réforme du lycée, toute deux engagées à marche forcée contre l’avis des syndicats FSU FO CGT Solidaires.

Le gouvernement mène donc, dans l’impopularité record, une politique de remise en cause des acquis. C’est dans ce contexte qu’hier, des incidents ont eu lieu impliquant les forces de l’ordre dans un dispositif inhabituellement important. Ce fut précisément le cas devant le collège/lycée Clémenceau. Une lettre de la FCPE Clémenceau a d’ailleurs été envoyée au Préfet ce jour.

Le SNPREES FO 34  affirme donc sa solidarité totale aux lycéens et à leurs revendications qui sont les nôtres ! Au ministre de prendre ses responsabilités et de satisfaire les revendications, c’est le seul geste qui pourra apaiser réellement la situation.

Quant au Préfet, nous lui demandons l’arrêt immédiat  du déploiement policier et les charges de CRS contre la jeunesse, en particulier les lycéens !

Montpellier, le 7 décembre 2018.

SNPREES-FO