Le Service national universel (SNU), une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, s’oriente vers un service civique d’un mois obligatoire dès l’âge de 16 ans avec la possibilité d’un engagement plus long, à partir de 18 ans et sur la base du volontariat.

Durant les mois de septembre et octobre 2018, les concertations territoriales ont permis à de nombreux jeunes de participer à la définition du SNU, à travers des rencontres régionales en métropole comme en outremer, appuyées par des études qualitatives et des enquêtes publiques, pour des résultats qui seront connus en décembre.

En cette fin octobre, dans leurs ateliers les JAM sont au travail pour aider à concrétiser ce nouveau service national. La péniche de LaREM Occitanie avait fait escale à Agde ce vendredi 26 : « le plus important, c’est de créer de la cohésion sociale, et d’éviter que le lien avec la République soit rompu, » précise Charlyne Péculier, coordinatrice Occitanie des Jeunes Avec Macron (JAM). Pour elle, une certitude : le brassage social que devraient permettre ces périodes de rassemblement de la jeunesse sera source d’équilibre social.

Imposer sans contrarier

Les idées fusent pour que ce service universel puisse s’imposer à la jeunesse, sans la contrarier. « Ce qu’il faut, c’est que le SNU permette un enrichissement dans le parcours de chacun, » indique Charlyne Péculier. Brainstorming donc au programme de l’atelier : d’une « formation d’éloquence, » à des « actions de tutorats » pour aider à des remises à niveaux, en passant par « l’apprentissage de la vie en commun, et en autonomie ». Bref, créer les différentes options d’engagement et leurs contreparties pour écarter le sentiment que ce service national pourrait remettre la jeunesse au garde-à-vous.

Gabriel Attal, secrétaire d’État chargé de la jeunesse

De son côté, lors de sa nomination le 16 octobre, Gabriel Attal, secrétaire d’État chargé de la jeunesse auprès de Jean-Michel Blanquer, et qui est à 29 ans le plus jeune membre d’un gouvernement sous la 5e république, a confirmé à propos du Service national universel : « c’est la grande réforme de société du quinquennat. » Difficile réforme aussi, même si les objectifs du gouvernement restent louables.

Le chantier est encore vaste avec beaucoup de réponses et de solutions à trouver, tant pour organiser l’hébergement et l’encadrement de plusieurs milliers de jeunes chaque année, que pour donner à ces quatre semaines l’expérience inoubliable qui suffira à créer la mixité et la cohésion sociales souhaitées. Ensuite se pose la difficile équation du coût d’un tel dispositif. Entre les 8h00 d’une Journée défense et citoyenneté (JDC), et les quatre semaines d’un Service national universel, la somme évaluée dans un rapport du sénat pourrait atteindre les 30 milliards sur cinq ans. Reste encore à savoir, si ce budget sera impacté ou pas, sur les moyens de la défense nationale. SNU : une mise en place prévue dans 8 ans, à l’horizon 2026.