Le député de La France insoumise François Ruffin était présent au Clapas, mercredi 17 octobre, pour une « Manifestive ».

Commencée en fin d’après-midi par une discussion vivante entre le député de La France insoumise et les citoyens, ponctuée par les prises de parole de divers militants associatifs locaux, la soirée festive de La Carmagnole a fait salle comble.

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Une occasion pour le député Picard de recevoir les nombreux témoignages de citoyens et d’acteurs locaux.

Ce qui ne l’a pas empêché pour autant d’être très honnête au sujet des nombreux documents et dossiers qu’il a reçus au cours de la soirée : « je ne suis pas là pour faire semblant, ça ne va pas être possible de suivre tous les dossiers que vous m’avez remis ».

« Impossible de faire face à toute cette attente »

Humble sur son rôle assumé d‘«animateur démocratique», il a expliqué aux nombreux militants présents,« je ne suis pas là pour être le Messie », « n’attendez pas trop de moi, sinon vous allez être déçu ».

Le député insoumis accueilli par La Carmagnole avait surtout à cœur de faire passer un message, un sentiment : « Si c’est possible en Picardie, c’est possible ici », « j’ai été élu pour mon attitude, pas sur le fond de mon programme », « tout le monde savait qu’on n’aurait pas la majorité », expliquant à la foule massée Place Salengro, le « secret » de sa recette parlementaire : « je porte un fond de gauche classique, c’est sur la forme que je suis perturbant à l’Assemblée nationale ».

« Je suis populiste, ce mot je le revendique »

Il est aussi revenu avec les Montpelliérains, sur la quinzaine de perquisitions ayant visé, le 16 octobre, les locaux du Parti de gauche, ceux de La France insoumise, ainsi que les domiciles de plusieurs responsables, « ce qui c’est passé hier est grave pour notre démocratie », « jamais je ne me suis senti aussi France insoumise ».

Et, le député de la Somme l’assure, sa réaction aurait été la même, si un autre parti avait été visé de cette manière, « même Les Républicains ».

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« Les perquisitions, elles devraient se passer chez Sanofi ».

Présent à Sanofi, mercredi après-midi, il a fustigé « le capital qui se détruit lui-même » en évoquant Sanofi, son tiers de salariés disparus et la destruction de son site montpelliérain. Notamment cette usine, achevée en 2012, qui avait coûté 107 millions d’euros et n’avait jamais été mise en service.

Évoquant, le récit mythologique du Minotaure, auquel les antiques livraient leurs citoyens pour apaiser la faim, il a présenté un système où règne « l’arrogance permanente de ces seigneurs des médicaments, de l’informatique, des médias », notamment sur le scandale de la Dépakine, pour lequel « Sanofi refuse d’indemniser » en « monstre froid », bloquant toutes les procédures judiciaires en cours et refusant par là même toute idée de responsabilité et donc d’indemnisations.

Le député a proposé, face aux scandales à répétition et la gestion calamiteuse, la « socialisation » de Sanofi, -comprendre sa collectivisation-.

« L’apathie politique on est partiellement en train de la vaincre »

Paraphrasant Le Président de 1961, le député insoumis a fustigé le pouvoir en place : « ce n’est plus un gouvernement c’est un gigantesque conseil d’administration », « poser la question en termes de lobby est plein d’optimisme » et « c’est la peur qui règne dans le camp des salariés ».

Mais face à cette funeste conclusion, le modeste député, cherche à redonner sens à l’adage « vox populi, vox Dei », « la voix du peuple, c’est la voix de Dieu », « il faut que le peuple reprenne confiance et conscience dans sa force ».

« Et à la fin c’est nous qu’on va gagner »

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La « Manifestive », organisée pour le parrainage de La Carmagnole, lieu associatif à l’origine de l’évènement, a par la suite déambulé joyeusement, une partie de la soirée, dans le quartier de Figuerolles.

Il semblait ainsi hier soir, que les nombreux militants de La France insoumise aient entendu l’appel de leur député, qui face aux horreurs de ce monde économique qu’il honnit a invité les militants pour vaincre, à ne plus faire « que militant rime avec chiant »