L’histoire de Mohamed CHERIF, un jeune guinéen arrivé en France en octobre 2017 après un périple de neuf mois, ne peut nous laisser indifférents. Pris en charge par l’Aide Sociale à l’enfance à son arrivée en France, il a suivi pendant 5 mois des
formations de remise à niveau et devait être scolarisé en septembre dans un lycée professionnel.

Mais le 12 juin 2018, la PAF qui estime que son extrait de naissance est faux l’interpelle et Mohamed doit passer des tests osseux, largement imprécis, qui lui donnent entre 17 et 19 ans alors qu’il déclare avoir eu 17 ans le 20 juillet 2018.
Il est jugé en correctionnelle le 13 Juin 2018 puis est incarcéré à la maison d’arrêt
pour adultes de Villeneuve lès Maguelone.

Il est temps d’en finir avec la logique de suspicion quant à la minorité des jeunes migrants qui s’abat sur les victimes et les transforme en coupables. La présomption d’innocence doit être respectée et c’est la valeur la plus basse qui devrait être retenue suite à des tests osseux humiliants et si controversés par le corps médical et les associations.

J’apporte tout mon soutien à Mohamed Chérif qui sera jugé ce jeudi 27 septembre en appel. Aidons-le à se construire un avenir en France et à concrétiser ses projets
professionnels. Sa place n’est pas en prison mais à l’école.

Muriel Ressiguier
Députée de la seconde circonscription de l’Hérault