Selon les premiers éléments qui sont parus dans la presse, les inculpés, suite aux plaintes des étudiants agressés le printemps dernier à l’UFR de droits et sciences politiques, auraient été invités à venir agresser les étudiants directement par Monsieur Coronel de Boissezon, et manifestement appuyé par le Doyen de l’époque, Philippe Pétel.

Que voulaient les étudiants ?

Comme des milliers d’autres, ils s’étaient réunis en assemblée générale, avec les organisations syndicales (CGT, FSU, FO, Solidaires, UNEF, UNL…), depuis des mois, pour exiger le retrait de Parcoursup.

Comme des milliers d’autres, ils tentaient de se faire entendre d’un gouvernement qui à aucun moment n’a tenu compte de leurs exigences, pas plus que de celles des organisations syndicales qui avaient prévenu qu’à s’obstiner, le gouvernement créerait une situation de tensions permanentes dans les universités.

Au lieu d’entendre la voix de la raison, le gouvernement a non seulement maintenu le système de sélection Parcoursup, mais a en plus envoyé partout la police comme seule réponse à la revendication légitime des étudiants et des organisations.

C’est dans ce climat de violence envers la jeunesse organisé par les sommets de l’Etat qu’il faut replacer la demande du bras droit du doyen de faire appel à un groupe violent, ultra réactionnaire et régionaliste1, et les propos publics de soutien à l’opération le lendemain.

FO ESR condamne, comme elle le fait depuis le début, l’utilisation de la violence contre les étudiants, les personnels, et les travailleurs qui se mobilisent pour éviter l’effondrement social que constituent les politiques menées en cette rentrée.

Rien ne la fera bouger de ses revendications, en particulier, l’abrogation du dispositif « Parcoursup », qui, il ne faudrait pas l’oublier, laisse sur le carreau 120 000 jeunes, qui pour beaucoup se tournent vers le privé, sans compter tous ceux qui ont accepté des formations qui ne correspondent en rien à leur attente première, y compris des formations virtuelles à distance.

Ne restez pas seuls : organisez-vous !

Rejoignez FO ESR !

1Notons au passage que le groupe en question, la Ligue du Midi, « se félicite de la création de la grande région « occitanie-pays catalan » et exige « la suppression des départements ».