Les travaux de remplacement du pont Sadi Carnot étaient indispensables. Le constat est alarmant compte tenu de la durée prévue pour ces travaux.

Ils entrainent depuis lundi 3 septembre des embouteillages monstres, bloquant les automobilistes – parfois pendant plusieurs heures – entrainant des difficultés importantes en termes d’organisation des temps de vie professionnelle, personnelle et familiale. L’importance de ces difficultés pourrait d’ailleurs avoir un impact économique non négligeable. Après les difficultés engendrées par les travaux de la gare, sont à nouveau soulignés l’imprévoyance, le manque d’anticipation et d’information de l’autorité compétente en matière de circulation : le maire.

La décision de lancer ces travaux le jour de la rentrée scolaire résume à elle seule l’inconséquence de l’autorité municipale responsable de la circulation. Mais la situation est trop grave pour s’appesantir sur les critiques, même si elles sont nécessaires au débat démocratique local et devront nourrir une réflexion en profondeur dans les prochains mois. Il est urgent de proposer et trouver des solutions. Certes, on ne rattrapera pas 17 ans d’inertie en la matière, mais des solutions existent.

Une pétition citoyenne lance des pistes intéressantes : débrayage des feux et mise en place de policiers par exemple. Il faut écouter les citoyens ! On peut y ajouter l’instauration de la gratuité du parking de la gare ou encore étudier (rapidement) la faisabilité d’une gratuité de certaines lignes de bus, de manière à encourager beaucoup plus fortement les déplacements en transport en commun. Il est également possible de mettre en place des aires de covoiturage. Le maire de Sète dispose en principe de toute l’ingénierie nécessaire pour étudier ces solutions. C’est à lui d’agir aujourd’hui. En attendant 2020 qu’une nouvelle équipe municipale donne à Sète un plan de mobilité digne de ce nom.

Sébastien DENAJA
Président de « Sète Demain »
Ancien député, Conseiller municipal de la ville de Sète