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Le président Donald Trump est toujours prompt à vouloir sanctionner les journalistes en charge de le suivre, lorsqu’il est mécontent de l’image qu’ils donnent de lui, a rapporté vendredi le Washington Post.

Les employés de la Maison-Blanche, y compris la secrétaire de presse Sarah Huckabee Sanders, ont souvent réussi à modérer Donald Trump dans ses moments les plus virulents face à la presse. Le Washington Post note que l’équipe de Com’ a su longtemps résister aux demandes du président de « punir » certains journalistes qui l’avaient énervé, en le convainquant que la réaction qui allait suivre risquerait d’être dévastatrice.

En 2016, Trump candidat aux élections présidentielles a tout de même réussi à empêcher des journalistes d’obtenir leurs accréditations pour assister à ses événements de campagne. Trump président, juillet 2018, l’équipe de Com’ cède et la journaliste de CNN Kaitlan Collins a été exclue d’une conférence de presse, à la Maison-Blanche ce mercredi.  Raison invoquée : elle a été informée que les questions qu’elle avait posées plus tôt dans la journée, au président Donald Trump, et qui portaient sur l’ancien avocat de Trump, Michael Cohen, étaient «inappropriées». Voici quatre de ces questions : « Michael Cohen vous a-t-il trahi, Monsieur le Président ? » ; « Monsieur le président, êtes-vous inquiet de ce que Michael Cohen s’apprête à dire aux procureurs ? » ; « Êtes-vous inquiet de ce qui se dit sur les autres enregistrements, Monsieur le Président ? » ; « Pourquoi Vladimir Poutine n’accepte-t-il pas votre invitation ? » Ces questions concernaient une conversation secrètement enregistrée par Cohen entre lui et Trump en septembre 2016, et dont le contenu a été rendu public mardi soir.

C’est une pratique et une tradition de longue date, la presse est chargée de mettre les hommes et les femmes au pouvoir, face à leurs responsabilités, leurs paroles et leurs actions. Ceci est protégé par le premier amendement de la Constitution des États-Unis, 1791 : « Le Congrès ne pourra faire aucune loi ayant pour objet l’établissement d’une religion ou interdisant son libre exercice, de limiter la liberté de parole ou de presse, ou le droit des citoyens de s’assembler pacifiquement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour qu’il mette fin aux abus ».

La réaction de la Maison-Blanche a été vivement critiquée par CNN, la White House Correspondents ‘Association, et étonnement aussi par Fox News. De façon plus générale, les journalistes bien qu’accrédités voient un Donald Trump qui ne répond pas toujours à leurs questions, et qui utilise plus souvent son compte Twitter personnel comme porte-voix pour se plaindre de la presse, qu’il a pris pour mauvaise habitude d’appeler : « l’ennemi du peuple américain » depuis son tweet extravagant de février 2017.

VOIR AUSSI : Macron, la déclaration d’un homme seul

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