C’est ainsi que se présente Francine Bassetto : « artiste peintre à plein temps depuis 2017 ». Des tableaux dans un restaurant à Montpellier, pour commencer… Un bon début, réussir à exister au milieu des ventres creux, puis pleins… d’un public qui a faim, et qui part repu, mais pas forcement d’art…

Au milieu des couverts qui claquent, des voix qui pouffent, son exposition s’impose. Elle est à la fois d’une grande finesse et d’une grande sensibilité. On y trouve la représentation de la femme libre et plurielle, dans sa sensualité et dans toutes ses facettes qui font qu’elle est un diamant. En échangeant quelques mots avec l’artiste, on peut entr’apercevoir Klimt, Botticelli, Modigliani, tous ces peintres qui ont su mettre la femme en valeur ou de la valeur dans la femme. Francine Bassetto confie volontiers ses influences.

C’est une passionnée d’art et de dessin depuis l’enfance, mais à 17 ans, elle est orientée vers le social et devient médiatrice familiale : « J’aide les autres pour me sentir vivante, je ne peins que dans mes moments de détresse profonde. Je ne montre pas mon travail ». À l’époque être artiste, « ce n’est pas un métier »; « beaucoup d’appelés, pour peu d’élus… » dixit les adages populaires, tous ces poncifs capables de refouler les rêves pour rester un outil de production. En 2009, Francine Bassetto décide de vivre son rêve sa vie, et fait une première exposition. Un succès. Confiante, elle continue. Elle cherche dans diverses techniques de nouvelles résonances qui vont lui permettre de s’exprimer sur la toile. Elle devient « boulimique de peintures » comme elle le dit avec joie. Et elle commence sa véritable aventure, sur un chemin riche en émotions et en péripéties : à la recherche de soi. C’est l’émancipation d’une femme au-delà de la raison sociale. Elle a su à force de persévérance, briser les codes et les cases.

Une peintre aventurière qui a aussi voyagé en Asie, où elle se passionne pour l’encre et le trait. Elle utilise cette technique pour représenter la ville de Montpellier qu’elle adore tant par l’harmonie, et la diversité de son architecture que par son côté vivant, et accueillant. « Cette ville m’a accueillie les bras ouverts. J’aime la ville et je suis amoureuse de la mer. »

Si vous souhaitez découvrir les tableaux de Francine Bassetto et connaître mieux cette artiste, c’est au TÔT OU TARD place de la chapelle neuve, le 5 juillet 2018 à 18h 30.