Pour les écologistes, un projet d’une telle ampleur ne peut résulter que du choix des montpelliérains que ce soit à l’occasion des élections municipales ou par le biais d’un référendum local.

Faut-il un nouveau stade de football à Montpellier ?
Est-ce un projet prioritaire ?
Combien va-t-il coûter au global (stade, parkings, voiries) ?
Qui va payer ?
Quel projet de reconversion pour le stade de la Mosson ? À quel prix ?

Le débat sur un possible nouveau stade de football à Montpellier a été évoqué il y a un an et demi par le maire, un palais des sports pour le hand s’est rajouté depuis, pour des investissements de l’ordre de 200 millions d’euros (la moitié du coût de la ligne 5 de tramway qui accuse 10 ans de retard). Depuis, des infos circulent au compte-gouttes, une conférence de presse est annoncée en milieu de semaine pour faire le point sur un « montage financier », à un an et demi des prochaines élections.

Les écologistes tiennent à rappeler que ce projet de nouveau stade n’a fait l’objet d’aucun débat public. Il n’a jamais été tranché par les Montpellierain-nes ni lors des précédentes élections municipales où il n’a jamais été évoqué, ni depuis.

Or quelque soit le prix engagé par la collectivité, il impactera durablement la ville notamment par le retrait de son emplacement historique : le quartier de la Paillade.

Rappelons que le coût d’un nouveau stade ne peut se résumer pour les contribuables au prix de sa construction, il conviendra d’y rajouter tous les aménagements publics (routes d’accès, parkings …) réalisés pour le faire, ainsi que la destruction ou le réaménagement de l’ancien stade, ce qui cumulé, représente des sommes de l’ordre de 30 millions d’euros.

Aussi nous demandons à ce qu’aucun engagement ne soit pris avant les élections municipales, sauf à décider d’un référendum local d’ici là : en effet, ce qu’une majorité peut faire, une autre majorité peut le défaire.

Montpellier mérite mieux qu’une fausse bonne idée de fin de mandat, négociée avec des promoteurs privés pour combler un quartier vide où rien n’a été prévu.
Pour les écologistes, il est hors de question que des décisions irréversibles soient prises sans que les Montpelliérains ne soient consultés et ne puissent s’exprimer sur un sujet susceptible d’engager l’argent des contribuables locaux pour plusieurs décennies.
Europe Ecologie – les Verts Montpellier