Nous, collectif animé des mêmes convictions hospitalières et anti carcérales, tenons à informer le Conseil Municipal de Sète que ce lundi 11 juin, à midi, devant le Centre de Rétention administrative de Sète, 15 quai Maillol, nous avons entamé le processus de démantèlement des CRA en France.

Étant donné l’absence de réaction de la majorité municipale, nous vous informons qu’en occupant quatorze jours et nuits, durant la zone d’entrée du CRA, nous avons institué un Observatoire permanent des pratiques de déshumanisation administrative et policière qui sont la raison d’être de ces prisons pour étrangers.

Étant donné l’incapacité des autorités à apporter une réponse satisfaisante à la question migratoire et notamment aux attentes des Sétois mobilisés au sein de « Sète Terre d’Accueil », rassemblant treize associations et collectifs citoyens travaillant à la protection des droits des étrangers, nous affirmons la nécessité de disposer de locaux vides pour mettre à l’abri les familles exclues, afin de permettre à leurs enfants de poursuivre une scolarité indispensable à leur éducation.

Ces bâtiments serviraient également à des cours d’alphabétisation, au suivi scolaire, à des cours de Français Langue Étrangère, à des résidences d’écrivains et d’artistes. Il s’agira d’un lieu de vie et d’une première zone d’accueil inconditionnel des exilés, des Tsiganes, des associations et des créateurs solidaires.

Pour que Sète redevienne une ville refuge et un port d’accueil, capable de porter assistance aux navires de sauvetage comme aux personnes déroutées.

Pour que Sète retrouve toute sa singularité.

Tribune du Conseil Municipal du 27/06/2018