Cinq lycéens nîmois ont été mis en garde à vue, dans le cadre d’une enquête sur « l’intrusion dans un lycée le 7 juin, lors de manifestations contre la réforme « Parcoursup ». Relâchés à 13h15.

Cinq lycéens âgés de 16 à 17 ans ont été entendus pendant trois heures jeudi, sous le régime de la garde à vue. Ils  ont été entendus par la Sûreté générale du Gard. Ils avaient été convoqués dans le cadre de l’enquête sur « l’intrusion » dans un lycée nîmois, le lycée Dhuoda, le 7 juin lors de manifestations contre les réformes gouvernementales et notamment le dispositif controversé de « Parcoursup ».  Les lycéens entendus jeudi matin par la Sûreté départementale du Gard sont scolarisés dans trois lycées nîmois : Dhuoda, Daudet et Philippe Lamour.

L’Académie de Montpellier avait déposé plainte pour tentative d’intrusion dans un établissement scolaire. « Pour les professeurs et parents d’élèves, la réaction de l’administration est disproportionnée. Un collectif a même cherché à rencontrer le proviseur du lycée Dhuoda pour qu’il retire sa plainte. Mais en vain », rapporte Fabrice Dubault, de FR3. Une cinquantaine de personnes étaient venues jeudi matin les soutenir, devant le commissariat de police, estimant elles aussi, ces interpellations « disproportionnées ». Les gardes à vue ont été levées au bout de trois heures. Les lycéens, quant à eux, parlent de « violences de la part au moins d’un membre de l’administration sur un jeune ».