Montpellier Méditerranée Métropole, Régie des Eaux : le feuilleton continue avec l’audit commandé par Philippe Saurel, Président de la Métropole et très attendu par René Revol, Maire de Grabels et conseiller métropolitain : « cet audit je l’attendais avec impatience ».

À raison certainement, puisque ce rapport donne une conclusion globalement positive. En un mot, la toute jeune Régie des Eaux est : satisfaisante.

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Le rapporteur du cabinet IRH CONSEIL ira même jusqu’à souligner le travail considérable effectué par les équipes. Mais tout n’est pas pour autant idyllique, le rapport pointe aussi quelques réserves conditionnelles sur la gouvernance et la relation à l’usager, ainsi qu’une réflexion à apporter concernant la communication de la Régie. Mais tout cela est timide, la formule choisie par le rapporteur au cours du Conseil de Métropole de Montpellier Méditerranée Métropole du 31 mai 2018, en témoigne : « aujourd’hui, ce qu’il est nécessaire de faire peut-être… »

Pour René Revol, il faut avant tout protéger la Régie : « je tiens à ce que l’institution de la Régie puisse être protégée, puisse se développer. Et je demande qu’il y ait sur Véolia un audit réel, indépendant qui soit fait sur les vingt-cinq ans où Véolia a géré cette Régie. Et où, nous avons pu découvrir que des fonds ont été accumulés pour payer autre chose que de l’eau…« 

interview de René Revol :

Si René Revol se « satisfait » de ce premier bilan, il s’étonne, car à la consultation du rapport d’audit, il s’y trouve une coquille inquiétante, d’autres diraient, une négligence : sa page 4.

En effet, la page 4 présente une erreur grossière, qui fait quelque peu douter du sérieux général de l’audit. On y retrouve sous le logo de la Métropole, 610.000 habitants et les chiffres de Rueil-Malmaison et du captage du Mont Valérien….

page4rapportregieeaux

Philippe Saurel, Président de la Métropole s’en explique : « je vous l’avoue, je ne contrôle pas tous les documents qui sortent de l’administration personnellement ». Pour le rapporteur ce n’est qu’un « élément de contexte, même si c’est tout à fait maladroit ».

34 pages qui n’en font que huit

Au-delà, ces 34 pages du PowerPoint, n’en font en vérité que huit, une fois dépouillées des décorations et des schémas. Huit pages, voire six à peine de texte pur, dont le coût n’a pas encore été présenté. Cet audit n’exclut pas pour autant une question de fond : Philippe Saurel, Maire de Montpellier et Président de la Métropole, aurait-il une idée derrière la tête, alors que la fin des contrats concernant l’eau et l’assainissement va se jouer entre 2020 et 2021 ?

Conseil de Métropole de Montpellier Méditerranée Métropole du 31 mai 2018 :

VOIR AUSSI : René Revol : Avenir en commun(e), communication, pauvreté et politique de l’eau

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