La « marée populaire » était un peu faible, mais l’atmosphère était unitaire et joyeuse dans beaucoup de rendez-vous à Nîmes pour cette journée du samedi 26 mai.

Dès 9h 30, s’est déroulé au café Le Prolé, dans le cadre du cinquantenaire de mai 68, un « apéro culturel » (tôt le matin !) qui réunissait deux auteurs, Ludivine Bantigny qui présentait son ouvrage : « 1968. De grands soirs en petits matins » (Le Seuil), Roger Martelli qui lui aussi a porté un regard d’historien sur les évènements de mai juin 1968 : « Communistes en 1968. Le grand malentendu » (les éditions sociales / la dispute), et un témoin du livre « Mai 68 raconté par des anonymes », de Nicolas Daum (édition Amsterdam).

nimes_26mai_1

11h : Place Carré d’Art, se rassemble la manifestation, sous le mot d’ordre unique « Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité », appelée par trois syndicats (CGT, Solidaires, FSU), de nombreuses associations et des formations politiques dont le PCF et France Insoumise. Il n’était prévu qu’un seul discours, unitaire qui a été prononcé par Anne-Marie Boulay, d’Attac qui a repris la déclaration nationale « Dans le respect de nos champs d’intervention respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les manifestations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives et politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen », a-t-elle conclu son intervention. La seconde intervention fut faite par un sosie de Karl Marx qui s’est livré à un court discours parodique, humoristique, mais combattif.

À 11 heures, la « marée populaire » au rendez-vous de départ était relativement modeste (notamment du fait d’une présence plutôt symbolique des organisations syndicales). Mais la manifestation défilant dans le centre de Nîmes s’est rapidement étoffée et a réuni entre 1500 et 2000 manifestants. Le cortège était musical, joyeux, France Insoumise ayant notamment eu l’idée d’organiser un cortège « costumé en riches ».

nimes_26mai_2

12h 30 : États généraux des migrations. Ce n’est pas, contrairement à certaines informations au Jardin La Fontaine, mais bien à l’Esplanade, sur le trajet final de la manifestation, que se tenait un pique-nique des « États généraux des migrations ». En 2017, 470 organisations ont créé les EGM afin de « proposer une alternative plus humaine et plus respectueuse des droits, à la politique migratoire actuelle ». À  Nîmes, 16 associations et réseaux ont établi un état des lieux de l’immigration de l’agglomération nîmoise dans un cahier de doléances, transmis au mouvement national.

13 h. : le Parti communiste nîmois avait convié à un grand banquet populaire. Une centaine de militants et sympathisants se sont retrouvés autour d’un déjeuner, au Cercle de l’Avenir, dans les locaux de la fédération PC du Gard.

14h. : Nuit-Debout appelait à une « Gratiferia », Square Antonin de 14h à 19h. Gratiferia ? « On apporte ce qui ne sert plus, on prend ce dont on a besoin : tout est gratuit. On discute, on mange un peu, on se rafraîchit : on prépare les luttes de demain ».

Toute la journée, Migr’art : les jeunes artistes ont continué leurs déambulation et spectacle dans les rues de Nîmes.