Jeudi, les organisations, syndicats, associations et partis qui appellent samedi 26 mai, à la manifestation dite de la « Marée populaire » à Nîmes, ont tenu une conférence de presse, au bar Le Prolé.

Étaient présents : l’UD CGT, Solidaires 30, la FSU, Attac, Europe Écologie-Les verts, Ensemble, Les Insoumis de « Lami à Nîmes », le PCF, Génération Écologie. D’autres organisations n’ont pas pu se joindre à la conférence de presse, mais appellent également à l’initiative de samedi parmi lesquelles : Alternative libertaire 30, le NPA, DAL, le Syndicat des Avocats de France, Femmes solidaires…

réunion 26mai nimes

Créer un espace politique

Josiane Flattet, du mouvement Attac a présenté l’initiative : « ce n’est pas seulement une convergence des luttes. Face à l’urgence climatique, face à l’urgence d’une réaction face à la dégradation des droits des salariés, des citoyens, face à l’urgence démocratique, il nous faut créer un espace politique. L’unité que nous manifesterons samedi en est une 1re étape ».

Tous les intervenants ont souligné le caractère original et prometteur de l’appel à la « Marée populaire » qui réunit à Nîmes comme dans le reste de la France, associations, syndicats et partis politiques. Les syndicats ont notamment insisté sur difficultés sociales et les injustices « Macron casse toutes les garanties collectives, tous les acquis sociaux », pointe Thierry Ménard de l’UD CGT : « on assiste à un déni de démocratie, par le système des ordonnances, la privatisation du secteur public ». Isabelle Garigue de Sud Solidaire va dans le même sens, mais en précisant : « la casse du  service public aboutit, notamment dans le Gard, à la désertification croissante des campagnes et à la fermeture de petits villages » ; « le gouvernement veut désintoxiquer le public du guichet. Il n’y a plus de guichets, mais il n’y a plus, non plus de services ».

« Macron, c’est le dogme de l’austérité », poursuit Emmanuel Bois de la FSU, « l’intérêt général n’est pas la somme des intérêts particuliers et le gouvernement sert surtout les intérêts des très riches ». Les associations et les partis insistent tous sur le caractère novateur de l’initiative « Marée populaire ». « C’est un décloisonnement, une nouveauté qui associe les syndicats, les associations, les partis », commente Karine Voinchet de France Insoumise, « mais il faut le 26 mai que le peuple défile et pas seulement les militants. Il faut une manifestation joyeuse, dans l’unité et pas dans l’uniformité ».

Vincent Bouget du PCF confirme : « la Marée populaire est une novation, une vague forte, un mouvement de fond, nous manifestons ensemble, dans le respect de chaque composante. Et nous lirons à Nîmes, un texte commun ». Les autres intervenants vont dans le même sens soulignant le caractère et les potentialités de ce mouvement unitaire. Il est par ailleurs, convenu que le texte d’appel national et l’affiche seront la base commune d’appel.

Plus concrètement :

La marée populaire se déroulera à Nîmes, samedi 26 mai à 11h00 :

  • Le départ est fixé au Carré d’art,
  • Une seule prise de parole avec lecture du texte unitaire aura lieu avant le départ des marches du Carré d’art,
  • Le parcours est le suivant : Rue du Général Perrier, Bd Courbet, l’Esplanade via le tribunal, clôture à la  Préfecture/Gare
  • Les associations se trouveront en tête de manifestation, suivies par les organisations syndicales, puis les organisations politiques. Il n’y aura qu’une seule banderole dans toute la manifestation, « Pour l’Égalité, la Justice sociale et la Solidarité ». Cette banderole ouvrira le cortège de la « Marée populaire » à Nîmes.

À l’arrivée les manifestants seront invités à rejoindre le pique-nique des États généraux des migrations  qui se tiennent le même jour au Jardin  de La Fontaine.